situation de l'Assitance Publique-Hôpitaux de Paris

Publié le par Marie-José RAYMOND-ROSSI

Question d'actualité du groupe socialiste - mai 2005

intervention sur la situation de l'Assitance Publique-Hôpitaux de Paris

posée par Marie-José RAYMOND-ROSSI

Lors du dernier Conseil d’administration de l’AP-HP, sa directrice annonçait un plan de restructuration prévoyant, outre la réorganisation géographique de ses services, la suppression de quelque 1820 emplois. En 2004 déjà, 850 emplois y avaient été supprimés .

 Cette annonce, à laquelle se sont opposés les élus parisiens et régionaux présents lors de cette réunion, n’est que la conséquence d’une politique de restriction financière dans le secteur de la santé décidée par l’Etat.

Alors que les besoins sont de plus en plus nombreux dans notre région, le plan d’économie imposé par le gouvernement aura pour effet la suppression de 800 lits, principalement destinés aux personnes âgées. Comment peut-on croire qu’une telle politique, dictée par des impératifs économiques, soit de nature à rassurer nos concitoyens les plus âgés, bien souvent les plus faibles et qui furent les plus touchés par la canicule de l’été 2003. Comment peut-on alors croire à la sincérité d’un Gouvernement quand il affirme que la prise en charge des personne âgées est une de ses priorités ?

De plus, la nouvelle carte hospitalière présentée lundi constitue pour nous une réelle source d’inquiétude. Celle-ci, décidée sans concertation , ni avec les représentants du personnel, ni avec les élus représentés au Conseil d’Administration, aura des conséquences évidentes en terme de localisation de l’offre hospitalière et donc en terme d’emploi et d’aménagement du territoire. Il ne faut pas oublier que le secteur d’intervention de l’AP-HP couvre non seulement Paris, mais également les trois départements de la première couronne.

Concernant l’hôpital Saint-Vincent de Paul, la Mairie du XIV°arrondissement et le Conseil de Paris ne cessent de dénoncer le démantèlement programmé de ce pôle pédiatrique ô combien nécessaire et mondialement reconnu dans la prise en charge globale de la santé de l’enfant. Quelle est donc la cohérence d’une politique qui supprime les services de pédiatrie tout en conservant ceux de maternité et de périnatalité ? Dans ces conditions, on peut réellement s’interroger sur le devenir du projet de prise en charge médico-social du handicap de l’enfant et de l’adolescent voté par le Conseil d’Administration de l’AP-HP en février 2002 dans lequel s’intégrait la Maison des Adolescent, chère au cœur de Bernadette Chirac !  

  La Région Ile-de-France mène depuis plusieurs années une politique volontariste dans le domaine de la santé. Outre son investissement en faveur de la périnatalité, des personnes âgées, elle s’emploie à améliorer les services des urgences, secteur essentiel de notre système hospitalier, comme l’a démontré l’épisode dramatique de la canicule du mois d’août 2003. Faut-il rappeler que notre Région fut l’une des plus durement touchée de France ? La Région aurait-elle donc vocation à palier les manquements et les renoncements de l’AP-HP, structure fortement liée à l’Etat ?

Monsieur le Président, nous savons que, tout comme nous, vous êtes attaché à un système de santé fondé sur la solidarité entre tous les citoyens. Quelles initiatives pourrait prendre la Région, en liaison avec les autres collectivités locales d’Ile-de-France, pour rassurer les salariés mobilisés pour la défense de leur emploi, et pour assurer à l’ensemble de nos concitoyens un service public de santé permettant à tous, et surtout aux plus faibles d’entre eux, d’être soigné dans le respect et la dignité dû à chacun.

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Publié dans conseil regional

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