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coup de COLERE

Mardi 28 novembre 2006

Trop, c’est trop...EXCLUSION!!!

Après « sous-hommes » à l’égard des harkis, frêche, je ne dirais pas le camarade, se tourne vers les « blacks », trop nombreux en équipe de France, avec des propos qui relèvent plus du répertoire classique des lepénistes que de celui des socialistes.

  Nous sommes nombreux à avoir été profondément choqués par une telle dérive, c’est pourquoi, il est désormais temps que la commission des conflits du parti socialiste sanctionne  durement les dérives de ce cadre politique, président de la région Languedoc- Roussillon. Doit on continuer à avoir dans nos rangs un tel personnage ? 

 Pour ma part, je ne comprendrais pas qu’il puisse rester, encore une fois, membre de notre parti, car nous avons toujours fait de la lutte contre les discriminations et le racisme un des fondements de notre idéologie socialiste, socle de notre action et de notre engagement politique. 

J’en appelle donc à la responsabilité des membres de la commission des conflits et à celle de notre premier secrétaire, François Hollande, afin qu’une sanction d’exclusion soit prononcée à l’égard de Georges Frêche

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
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Mercredi 29 novembre 2006

  Appel à la célérité et la clarté des socialistes - le 27 novembre 2006

 Suite aux propos tenus par Georges Frêche le 15 novembre, le Bureau national du Parti socialiste, à l’unanimité, a saisi la Commission des Conflits pour qu’elle en tire les conséquences et se prononce notamment sur l’exclusion de celui-ci.

 Nous, élus et militants socialistes, souhaitons rappeler l’émoi provoqué dans la population et au sein du Parti socialiste par les déclarations inacceptables de Georges Frêche. 

 Nous condamnons une attitude qui n’a pas sa place au sein des socialistes, attitude aggravée par la qualité d’élu et de responsable de celui qui a tenu ces propos.

 Nous insistons sur la dérive préoccupante que constituent les obscures tentatives d’explication et de justification de M. Frêche, au nom d’une pseudo nécessité de rompre avec le politiquement correct. Aucune posture, aucun artifice de langage ne peuvent justifier ou excuser que l’on puisse qualifier les compétences des hommes en fonction de la couleur de leur peau.

 Certes, les statuts de notre parti doivent permettre à chacun de se défendre et de s’expliquer. Pour autant, nous appelons fortement les socialistes à ne faire preuve d’aucune faiblesse dans la mise en œuvre de la procédure à l’encontre de Georges Frêche.

 Nous n’acceptons ni les intimidations, ni les menaces vis-à-vis des socialistes, ni les grossières tentatives de réinterprétation de la vérité, uniquement destinées à gagner du temps.

 Nous pensons que le Parti socialiste doit faire preuve de célérité, de clarté et de vérité dans les décisions que prendront ses instances, sans quoi le risque serait grand d’altérer notre capacité collective à porter l’aspiration des Français au renouvellement des pratiques politiques.

 C’est pour cela que nous appelons les socialistes à rester fermes sur les principes et sur nos valeurs et à ne pas retarder l’instruction de la demande d’exclusion de Georges Frêche.

 SIGNER L'APPEL sur le site 

www.petition.nouveau-ps.net

 

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
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Mercredi 6 décembre 2006

Des méthodes de cow-boy et une débauche de moyens indignes de notre République.   

5 décembre 2006  

 

Aude Evin, conseillère régionale d'Ile-de-France, participait ce matin à la conférence de presse organisée par le Réseau Education Sans Frontières. Elle dénonce la volonté du ministre de l'Intérieur d'expulser à tout prix les membres de la famille Raba vers le Kosovo, malgré les risques qu'ils encourent dans leur pays.

La famille Raba, originaire du Kosovo est arrivée en France en septembre 2001. Ils ont été déboutés de leur demande d'asile. L'aîné de leurs enfants, né au Kosovo, a 7 ans. Les deux plus jeunes, âgés de 5 et 3 ans, sont nés en France. Ils sont tous scolarisés en France, dans la commune de Gray en Haute-Saône. Ils ont fait, début juillet, une demande de régularisation dans le cadre de la circulaire Sarkozy du 13 juin 2006, sans obtenir de réponse.

 La famille Raba a été interpellée à son domicile jeudi 16 novembre, puis placée en centre de rétention à Lyon. La tentative d'expulsion qui s'est déroulée samedi 1er décembre a échoué grâce à la mobilisation d'un élu du Conseil régional de Rhône-Alpes présent dans l'avion ainsi que de la mobilisation du Réseau Education Sans Frontières, et au commandant de bord de l'avion qui a refusé de décoller devant la brutalité dont auraient fait preuve les fonctionnaires de police à l'encontre la famille Raba. Mme Raba a été blessée lors de cette tentative d'expulsion.

 Nicolas Sarkozy souhaite désormais procéder à l'expulsion de la famille Raba par avion militaire !

 Nous dénonçons ces méthodes de cow-boy et cette débauche de moyens indignes de notre République. Nous exigeons la régularisation de la famille Raba conformément à la circulaire du 13 juin 2006, et invitons chacun à se mobiliser, en signant notamment la pétition initiée par le Réseau Education Sans Frontières.

 Dernière minute : leur appel devant le juge de la détention et de la liberté vient d'être rejeté. La famille Raba n'a pas pu bénéficier des droits élémentaires applicables aux étrangers en centre de rétention administrative. Il semble qu'ils soient acheminés vers Toulouse avant d'être expulsés « discrètement » de Toulouse.

 Il y a urgence.   

 - Signer la pétition de RESF - http://www.educationsansfrontieres.org 

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
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Mercredi 27 décembre 2006

Lettre ouverte à un camarade

qui veut à tout prix prendre le train 

 

 Cher camarade,

Après Bernard Tapie, voilà que toi aussi, figure de la gauche politique, ancien ministre sous des mandatures socialistes, tu ne caches pas ta sympathie pour... Nicolas Sarkozy  

 

    En effet, tu as déclaré dernièrement, à la presse, vouloir participer à un gouvernement d'union nationale. Evoquant les différentes possibilités de résultats à l'élection présidentielle, tu as affirmé "J'appartiendrai à n'importe quel gouvernement d'union". Est-ce sérieux !!!

Tu es adhérent du Parti Socialiste et malgré cette appartenance, tu te déclares aujourd’hui ministre potentiel dans un « gouvernement d’union nationale » et tu te rallies à la conception de la rupture incarnée par le président de l’UMP, n’hésitant pas à reprendre à ton compte les propos de Sarkozy notamment sur la durée du travail « Face à une concurrence mondiale, ce n’est pas en travaillant moins qu’on va gagner, mais en travaillant plus. De même, tu invites à travailler plus longtemps, expliquant qu’aujourd’hui, « personne ne peut croire que la retraite pourra éternellement être assurée, avec des gens qui travaillent moins et d’autres qui vieillissent plus et sont plus nombreux ».

 Puisque ta famille politique ne semble pas suffisamment prête selon toi à « prendre le virage de la sociale démocratie », tu es prêt à te ranger sans complexe du côté de celui qui, à tes yeux, peut permettre à la France de « passer un cap difficile de cinq à dix ans pour que notre pays retrouve son rang »

Tes propos relatés dans la presse sont plutôt attristants et pour une militante socialiste, ils sont inacceptables, voir condamnables.  

Tu déclares également que le programme socialiste est fait bric et de broc, je voudrais juste te rappeler que comme moi, tu as eu à te prononcer par le vote sur celui-ci. Selon toi, la candidate socialiste devra définir son propre programme, différent de celui du PS qui incarne "le consensus mou". Je voudrais te demander si celui de l’UMP te convient mieux ? 

 

   Je voudrais également  te rappeler que le programme socialiste a été voté par l’ensemble des militants, et que de tels propos démontrent un certains mépris à leur égard. Je voudrais aussi te dire, car tu sembles ne pas l’avoir compris, que pour nous socialistes, la droite et la gauche ce n’est pas la même chose. 

 

   Monsieur KOUCHNER faites attention, à force de courir sur des terrains dangereux, vous allez fatiguer, même ceux qui avaient de la sympathie pour vous. 

 

Si  vous ne vous reconnaissez plus dans notre famille politique, alors aucune hésitation, soyez courageux,  l’UMP vous trouvera une place aux côtés de Johnny Hallyday et de doc Gynéco ...

 Amitiés socialistes     

 

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
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Mardi 17 avril 2007

« On reconnaît un homme de droite à ce qu'il nie l'opposition entre droite et gauche." »

 Emile Alain (1868-1951)

 

 

  Lettre ouverte à des camarades socialistes ...  qui donnent une légitimité au vote BAYROU 

 

 Michel, Bernard et Claude vous avez tort de défendre une alliance avec Bayrou

 

Bayrou est une véritable supercherie politique car il construit sa démarche sur le ni droite ni gauche. Les français ont besoin de choix clairs dont ils ont été privés le 21 avril 2002.

 Je voudrais juste vous dire que voter BAYROU est une erreur, une erreur politique

 Ce personnage a toujours partagé le pouvoir avec la droite

 Cet homme qui aujourd’hui dit vouloir gouverner au centre

....c’est quoi le centre ? Le centre n’existe pas !

- Il a été ministre d’Edouard Balladur puis de Chirac de 1993 à 1997

- Il appartient à une formation politique – l’UDF – qui a voté tous les textes majeurs, et presque toutes les lois importantes proposées par L’UMP de Sarkozy. L’UDF, a voté tous les budgets des gouvernements de droite, les réformes de régression sociale: loi Perben, loi Fillon, loi Sarkozy

- Son engagement était clair et très explicite dès juin 2002 lorsqu’il indiquait « voter UMP ou UDF mais en tout cas pas pour le parti socialiste » et lorsqu’il rajoutait « il faudra entre l’UMP et l’UDF des relations suivies et une organisation de notre travail en commun sur la base d’un partenariat. Préparons le d’ores et déjà »

- Il dirige un parti dont tous les élus travaillent avec les élus UMP, dans les régions, les départements et les municipalités.

- Il a très souvent pris ses distances avec les principes de Laïcité, que ce soit en 1994 (loi Falloux), comme ministre de l’éducation nationale, ou encore plus récemment, en se prononçant contre la loi sur le port des signes religieux ostentatoires à l’école

- En 2006 le président de l’UDF a apporté son soutien à la liste du candidat Alain Juppé à la mairie de Bordeaux en août 2006.

- Il est le pur produit de la droite de Poher et de Giscard, pour moi UMP et UDF c’est du pareil au même et cela peut se vérifier dans les régions

- Au Parlement européen élu en 2004, l'UDF rejoint le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

- Sa formation politique l’UDF obtient des députés en passant des accords avec l’UMP

- Au second tour des régionales, les listes UMP et UDF ont fusionnées et dans les régions de gauche, UDF, ne gouverne pas avec le PS, elle fait partie de l’opposition et dans les régions de droite, elle fait partie de la majorité...L’ UDF a choisit son camp et son camp c’est la droit et non la gauche...et encore moins le centre car le centre n’existe pas  

- L’UDF, c’est  faire le choix du MEDEF au détriment des travailleurs 

Par vos prises de positions vous encouragez des électeurs de gauche à voter Bayrou, vous affaiblissez la campagne de Ségolène en laissant penser que le seul moyen de battre Sarkozy, est le vote BAYROU

Si vous étiez des camarades sincères, honnêtes, de vrais militants socialistes, de vrais cadres politiques vous ne tiriez pas ainsi sur votre propre camp

Je ne peux croire qu’il s’agisse d’un égarement car comme moi vous connaissez la véritable figure et parcours politique de Bayrou

Vos prises de positions sont guidées par une seule motivation « préférer la victoire de Bayrou à celle de Ségolène ROYAL »...

Alors soyez honnêtes, quittez le Parti socialiste, rejoignez l’UDF ...ou l’UMP

 Bien à vous ...

 

 

Pour mémoire je vous joins une interview de notre camarade EMMANUELLI

 Le Parti socialiste ne changera pas de ligne. Henri Emmanuelli, député PS, fustige un éventuel rapprochement avec l’UDF

 libération | 19.05.06 | Entretien par Jean-Dominique Merchet et Pascal Virot.

Faut-il s’allier avec l’UDF ? Au sein du PS, la question est posée. Bernard Kouchner comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, y sont favorables, alors que Julien Dray, proche de Ségolène Royal, estime que « tout est ouvert », même si « à ce stade », ce n’était pas envisageable. Henri Emmanuelli, dirigeant du NPS, s’y oppose vivement.

Bayrou s’est dit prêt à « travailler avec des gens différents » de lui. Que lui répondez-vous ?

Ce discours ne m’a pas surpris. C’est la vieille tentation, récurrente, de la politique de « troisième force », c’est-à-dire l’alliance entre le centre gauche et le centre droit, laissant les extrêmes dans l’opposition. Elle a connu ses heures de gloire sous la IVe République. A l’époque, de grandes municipalités comme Marseille ou Toulouse ont été conquises par la SFIO grâce à cette formule. Cette tentation a toujours été plus ou moins présente dans ce qu’on appelle la deuxième gauche. Sa version moderne, que j’ai appelée le « social-libéralisme », s’en accommoderait sans doute aussi. Sur un autre plan, elle correspond à la tentation, elle aussi récurrente, du fameux « gouvernement d’union nationale ». Antérieurement, on retrouve le vieux rêve saint-simonien, du « ah, si ceux qui "savaient’’ se rassemblaient pour gouverner », prolongé par le « cercle de la raison » théorisé par Alain Minc. Pourtant, certains socialistes y pensent... Lors de son congrès d’Epinay, en 1971, le PS s’est inscrit en franche rupture avec cette ligne-là, au profit d’une stratégie de rassemblement de toute la gauche contre la droite, qui a débouché sur l’alternance de 1981. Depuis, le PS n’a pas changé de stratégie et lui doit toutes ses victoires. Il n’en changera pas car les socialistes qui prôneront cette ligne seront fortement combattus et, à mon avis, marginalisés. J’entends bien aujourd’hui le maire de Lyon et quelques autres voix, mais je les crois très minoritaires au PS comme dans l’électorat de gauche.

Pourquoi seront-ils marginalisés ?

D’abord parce que la logique majoritaire de la Ve République ­ et François Mitterrand l’avait compris ­ implique une union à droite et une autre à gauche. Mais surtout parce que, fondamentalement, la démocratie est un moteur à deux pistons : elle a besoin d’une majorité qui agit et d’une opposition qui conteste et qui contrôle. Bayrou se trompe quand il laisse miroiter le fait que le rassemblement de la gauche et de la droite permettrait davantage de transparence, de démocratie et d’efficacité : les antécédents ne l’ont pas démontré. Il serait incompréhensible pour les électeurs que le centre droit et le centre gauche s’affrontent devant eux durant les élections pour s’allier ensuite, par-dessus leur tête. Cela provoquerait davantage d’indifférence et, in fine, renforcerait les votes extrémistes.

Face à un système politique à bout de souffle, n’est-il pas naturel de chercher autre chose ?

Cette troisième voie conjuguerait absence de fond et combinaison politique. Une formule qui ne tiendrait plus compte du clivage progressistes/conservateurs aggraverait la crise du politique au lieu de la résorber. Je ne connais pas de voitures qui marchent sans un frein et un accélérateur. L’idée d’une telle alliance est finalement une idée conservatrice car elle vise à mettre l’accélérateur sous le contrôle du frein.

Pourtant, une expérience a été tentée, en 1988, avec gouvernement Rocard...

Il y eut une ouverture, en effet. Mais il y a eu un malentendu total entre François Mitterrand et Michel Rocard. Dans l’esprit du Premier ministre, l’ouverture était de transgresser les camps, comme le souhaite Bayrou, alors que pour François Mitterrand, il s’agissait de se renforcer, d’aller « chercher dans le camp d’en face » l’appoint qui nous était nécessaire. Et cela n’a pas été du tout concluant.

N’est-il pas possible de vous renforcer en débauchant Bayrou ?

Il n’est pas un supplétif : il croit à la troisième force. Son objectif, c’est l’alliance centre gauche/centre droit. Je le lui ai dit : « Moi présent, ça n’arrivera pas. » En tout cas, pas sans grave rupture

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
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