Qui suis je ?

Catégories

Publicité

PS

Mardi 30 janvier 2007

Les pétales de la rose retrouvent de la couleur

Exclusion définitive de Georges Frêche 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COMMISSION NATIONALE DES CONFLITS DU PARTI SOCIALISTE

 Décision du 27 janvier 2007

 La Commission nationale des conflits du Parti Socialiste, réunie ce matin, a évoqué les conséquences des propos tenus par Georges Frêche le 14 novembre dernier lors d’une séance du conseil d’agglomération de Montpellier. La Commission nationale agissait sur la demande du Bureau National du Parti.

 Après avoir entendu son rapporteur, entendu les arguments de la direction du Parti, entendu les défenseurs de Georges Frêche présents, après en avoirdébattu, il est apparu aux membres de la Commission que, sans conteste, ces propos ­ au-delà de leur caractérisation pour le droit, ne sont pas compatibles avec les valeurs d’égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l’engagement du Parti Socialiste et qui sont contenues dans sa déclaration de principe mais aussi, plus largement, dans les principes constitutionnels de notre république.

Après en avoir délibéré, la Commission nationale des conflits, à l’unanimité de ses membres, a décidé l’exclusion définitive de Georges Frêche du Parti Socialiste.  

 

 

 

 

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 9 mai 2007

 

 

La victoire du petit caporal est une mauvaise nouvelle pour la France et un échec important pour le parti socialiste et la gauche. Gauche qui pourtant a fait preuve de responsabilité en votant utile dès le premier tour, de responsabilité car elle a su se rassembler au second tour autour du pacte présidentiel en appelant très largement à voter Ségolène ROYAL. Malgré cela, la défaite est au rendez vous pour la troisième fois consécutive ...alors que cette victoire ne pouvait nous échapper et que nous avions un devoir de victoire. 

 

C’est évidemment une déception pour toutes celles et tous ceux qui auraient voulu placer notre pays sur la voie du progrès et de la solidarité. 

 

La défaite de 2007, a un goût amer, amer car tous les ingrédients de la victoire étaient réunis : droite sortante, droite contestée par divers mouvements sociaux notamment sur les retraites, le contrat première embauche des jeunes, droite qui a connu des défaites électorales aux régionales, aux européennes et lors du référendum sur la constitution européenne, droite peu populaire et très basse dans les côtes de popularité.

 

Le rythme de l’alternance est ainsi terminé et la droite est installée avec 53,2% des voies.

Nous devons nous demander quelles sont les raisons de ce nouvel échec, comment nous avons pu laisser cette droite réactionnaire prendre le pouvoir si confortablement alors que son bilan était mauvais et que sa politique a été sans cesse contestée par la rue. Comment un homme politique qui inspire une certaine peur, un homme si arrogant, a pu si facilement s’installer au plus haut poste du pays. Quelle est notre responsabilité dans cette victoire. Nous devons nous demander comment un membre du gouvernement sortant, avec un bilan catastrophique sur l’emploi, la sécurité etc a pu gagner en laissant croire qu’il était l’homme du renouveau et de la rupture.

Je pensais, que la droite qui a gouverné la France depuis cinq ans était la plus dure, la plus libérale et la plus arrogante qu’on aurait eu à connaître. Hélas, je me suis trompée car celle de Sarkozy, celle qui vient de remporter l’élection présidentielle, comme on la nomme « la droite décomplexée » nous réserve bien des surprises qu’elle assumera avec encore plus d’arrogance. Une droite qui assumera pleinement ses mesures pour le mieux être des riches au détriment de la justice et de la cohésion sociale. 

 

Son programme est clair : remise en cause du droit du travail, démantèlement du service public et privilèges pour les plus aisés.  

 

Mes chers camarades notre combat continue. Le temps démocratique ne s’est pas arrêté le 6 mai car les élections législatives sont dans un mois. Nous avons donc maintenant une responsabilité, éviter la vague bleue, responsabilité majeure pour rééquilibrer nos institutions. Restons unis. Faisons campagne. Portons notre idéal de société.  

 

Viendra ensuite le temps de l’analyse de notre défaite. Nous ne pourrons pas, comme en 2002, nous passer d’un temps de débats, de « débats participatifs », du débat idéologique, du débat sur le devenir du PS  

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 23 mai 2007

Selon l’Institut BVA, la France ne s’est pas « droitisée »  Les Echos - Cecile Cornudet | 22 mai 2007   

 

Les résultats de la présidentielle seraient trompeurs pour BVA, qui continue de penser que le rapport de force idéologique penche du côté de la gauche. Ce que Nicolas Sarkozy aurait parfaitement intégré en proposant un gouvernement « d’ouverture ».  

 

A quatre semaines des élections législatives, tous les instituts de sondage prédisent une nette victoire de l’UMP, voire un raz de marée. Et pourtant, « contrairement à l’impression que pourraient donner les résultats de l’élection présidentielle, la France ne s’est pas droitisée », affirme Gaël Sliman, directeur adjoint de BVA Opinion, qui vient de passer au crible six mois de résultats et d’attentes des Français.  

 

Si l’on regarde les attentes des électeurs, leurs valeurs et même leurs affinités partisanes, « l’état des forces idéologiques dans le pays penchait même encore assez nettement à gauche avant le 1er tour », avance-t-il. En décembre dernier, quelque 54 % des électeurs se disaient « proches de la gauche », contre 46 % de la droite. Quand on leur demandait, mi-novembre, de qui ils « souhaitaient » la victoire, 41 % contre 30 % répondaient que c’était « celle du candidat de gauche ». Quand on faisait la liste de leurs préoccupations, les sujets sociaux - emploi, pouvoir d’achat, précarité, éducation - arrivaient devant la sécurité et l’immigration. Et ils faisaient alors nettement plus confiance au PS qu’à l’UMP pour y répondre.  

 

Thèmes secondaires  

 

Alors, que s’est il passé ? Une campagne électorale, tout simplement. En l’espace de trois mois, la donne a radicalement changé. Exemple ô combien symbolique : l’emploi. En décembre 2006, Ségolène Royal avait, dans la lutte contre le chômage, une avance de « crédibilité » de 5 points sur son rival UMP. Trois mois plus tard, c’est lui qui la devançait de 13 points. En réalité, c’est moins le positionnement de la candidate socialiste qui aurait déstabilisé les électeurs, avance BVA, que son choix de faire campagne sur des thèmes pour eux secondaires, et l’absence de cohérence d’ensemble de sa ligne économique et sociale. « Elle a eu tendance à aller sur des sujets périphériques (démocratie sociale...) ou à vouloir se positionner sur les lignes de force de son adversaire (sécurité, nation...) », observe Gaël Sliman, « sans fournir, jusqu’au soir du premier tour, d’éléments clairs sur sa ligne et sur ce qu’elle ferait en matière économique et sociale si elle était élue ». En face, Nicolas Sarkozy a certes mené une campagne très à droite, mais « il a au moins proposé des solutions sur des enjeux qui intéressaient les gens, notamment « travailler plus pour gagner plus » », poursuit-il.  

 

Reste à savoir quelles conséquences en tirer. Pour le PS, ce sera très difficile de redresser la barre d’ici aux 10 et 17 juin, « parce qu’on ne bâtit pas une cohérence politique en quelques semaines ».  

 

Des gages d’ouverture  

 

En revanche, cette analyse du rapport de force idéologique expliquerait en grande partie le choix de Nicolas Sarkozy d’intégrer des personnalités de gauche dans son gouvernement. « Il a vilipendé Mai 68 et accueille dans son gouvernement Bernard Kouchner, incarnation vivantede Mai 68, au risque de déstabiliser son électorat », relève Gaël Sliman. Le président de la République ne chercherait pas uniquement à affaiblir le PS à la veille des élections législatives. Il aurait compris, lui le grand consommateur d’études d’opinion, que, pour mettre en oeuvre son programme de droite, il lui fallait donner des gages d’ouverture aux Français 

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 juin 2007

Scénarios pour une refondation, par Philippe Marlière

Opinion publiée dans le quotidien Le Monde du 09 Juin 2007

 Le Parti socialiste est aujourd'hui amené à préciser sa doctrine, à élaborer un programme mobilisateur et à reconsidérer ses alliances. Après trois échecs présidentiels consécutifs, la situation est assez grave pour exclure les replâtrages habituels. Quatre scénarios pour une refondation socialiste peuvent être envisagés.

LE SCÉNARIO ITALIEN

En Italie, les démocrates de gauche (DS, ex-PCI) s'apprêtent à fonder un nouveau parti (le Parti démocratique) qui inclura le pôle de la Marguerite (dominé par les démocrates-chrétiens). Selon Piero Fassino, dirigeant des DS, cette alliance prend acte de la "disparition du vieux schéma tripolaire gauche, centre, droite", auquel aurait succédé une opposition feutrée entre deux grands blocs centristes, hors toute référence à la gauche. Transposé en France, il s'agirait de bâtir une force centriste dont le PS serait le pivot. Ce nouveau parti - non socialiste - engloberait les radicaux de gauche, la tendance libérale-libertaire des Verts (Daniel Cohn-Bendit) et le Mouvement démocrate de François Bayrou.Ce schéma a été esquissé par Ségolène Royal à diverses reprises. Sans référence explicite à la création d'un Parti démocrate, elle a revendiqué un "PS ouvert, sans frontière" et a prédit qu'il allait "se passer des choses localement avec le MoDem" d'ici aux élections municipales. La recherche d'alliance avec le centre droit semble des plus risquées. C'est ce que nous enseigne le cas italien : le recentrage continu des DS depuis plus de dix ans s'est accompagné d'une érosion militante et électorale constante, accentuée par les scissions de son aile gauche. En France, l'opposition gauche-droite est plus vivace qu'en Italie. Les reports de voix bayrouistes en faveur de Mme Royal ont été des plus médiocres, ce qui souligne l'incompatibilité entre électorat socialiste et électorat démocrate-chrétien en France. En outre, les reports de voix de la gauche non socialiste vers Mme Royal - décevants en 2007 - seraient assurément catastrophiques si d'aventure elle était la candidate d'un parti centriste en 2012.

LE SCÉNARIO BRITANNIQUE

C'est le développement rêvé par Dominique Strauss-Kahn et ses amis. L'accent est mis, ici, sur une refondation interne du PS qui s'inspire de la démarche blairiste au sein du Parti travailliste. Une offensive idéologique doit être conduite pour amener le PS à renoncer à la lutte pour le socialisme (combat contre un capitalisme de plus en plus débridé, défense d'un secteur nationalisé de l'économie, exigence de redistribution des richesses, etc). Des notions lénifiantes ("réformisme", "socialisme du réel", "social-démocratie") tentent de masquer les convergences avec le néolibéralisme tempéré du blairisme, de favoriser la conversion du PS à une Europe sans muscle politique et de renforcer l'alignement atlantiste du PS. A la différence du scénario italien proprement suicidaire, le scénario britannique a le mérite de la cohérence. Cette ligne pourrait l'emporter si les strauss-kahniens parvenaient à débaucher les "déçus du royalisme". Mais le problème de la mobilisation des électorats de gauche se poserait également dans ce cas : quelle serait la fortune électorale d'un parti blairisé en compétition avec une gauche radicale galvanisée par un PS qui n'aurait plus de socialiste que le nom. Car le succès du blairisme a reposé sur une série de facteurs exceptionnels, introuvables dans le contexte français : scrutin majoritaire à un tour qui sur-amplifie la dynamique du vote utile, absence de compétition à gauche pour le Parti travailliste et démantèlement avancé de l'Etat social britannique.

LE SCÉNARIO ALLEMAND

Ce serait celui de la scission de la gauche du parti, poussée vers la sortie à la suite du succès rencontré par les scénarios italien ou britannique. Il s'agirait ici de recréer un parti authentiquement socialiste. Cette situation s'apparenterait à la création de la WASG par Oskar Lafontaine, un ancien leader du SPD, en désaccord avec les politiques néolibérales du gouvernement Schroeder. Envisageable après le rejet du traité constitutionnel, alors que l'idée d'une candidature "antilibérale" connaissait une réelle dynamique, ce cas de figure est aujourd'hui impensable. La gauche radicale est aujourd'hui sur la défensive et divisée. En outre, on imagine mal quels élus socialistes de premier plan accepteraient de risquer leur carrière sur un projet aussi aléatoire.

LE SCÉNARIO SOCIALISTE

C'est celui de la rupture avec... les politiques mises en oeuvre par les partisans des scénarios italien et britannique depuis les années 1980. Il s'agirait d'abandonner le prêt-à-penser social-libéral. Instruit des erreurs du passé et s'inspirant de la démarche des assises du socialisme organisées en 1974 par François Mitterrand, ce PS aurait à coeur de maintenir le dialogue avec les diverses composantes de la gauche. Il serait rajeuni, féminisé, ouvert aux minorités ethniques, attentif aux critiques de gauche du capitalisme financier et du productivisme. Ce serait un parti réformiste radical, moderne, de masse, rompant avec la conception actuelle du parti de supporteurs pour devenir un authentique parti de militants. Ce type de parti pourrait obtenir un score plancher de 30 %, car il rassemblerait nombre d'électeurs communistes, écologistes et altermondialistes, tout en continuant de mordre sur le centre gauche. Les scénarios italien et britannique expriment des choix purement idéologiques et poursuivent, selon des méthodes différentes, des objectifs similaires (le dépassement de la nature socialiste du PS et la recherche d'alliances organiques ou conjoncturelles avec les démocrates-chrétiens et les libéraux). Le scénario socialiste est, inversement, sociologiquement motivé : il réfute la thèse infondée de la "droitisation de la société française", prend acte de la vivacité du clivage gauche-droite et anticipe la recomposition des gauches.

Ce scénario est réaliste et moderne, car c'est le seul qui puisse permettre une victoire de la gauche en 2012.

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 10 septembre 2007

Une Bonne nouvelle pour Les parisiens et Paris

Interview de Bertrand DELANOE

"Oui, j’ai décidé d’être candidat pour investir mon énergie, mes convictions, pour l’avenir de Paris

 Et puisqu’on ouvre ce site aujourd’hui, c’est avec vous que j’ai envie – d’abord – de discuter et de proposer de l’échange, du débat et de la vitalité démocratique. Lorsqu’il y a bientôt sept ans les parisiens ont décidés de l’alternance, qui n’était pas intervenue depuis un siècle à Paris, j’ai mesuré mes responsabilités. Il fallait d’abord que Paris se retrouve, que Paris retrouve – quelques soient nos opinions politiques aux uns et aux autres – sa dignité, son plaisir d’être dans une vie collective et démocratique, où il n’y a pas de faux électeurs, où il n’y a pas d’emplois fictifs, et tout le reste.

 

Les Parisiens -tous ensemble ont mis leur ville en mouvement, et je dois d’abord vous remercier. Parce que pendant six ans et demi d’obstacles, de passions, d’envie de réaliser des progrès pour Paris, vous m’avez formidablement épaulé. Vous m’avez contredis, vous m’avez critiqué, mais vous m’avez formidablement épaulé. La démocratie est le principal acquis de tous les parisiens ces dernières années. Avec les conseils de quartiers, de jeunes, de non-européens - qui n’ont pas le droit de vote mais qui peuvent maintenant participer à la vie de la cité- je veux vous remercier d’avoir été plus de cent vingt mille à me donner votre avis sur le plan d’urbanisme, plus de cent quarante mille à nous donner votre avis sur le plan de déplacement. Cela nous a influencé, cela nous a fait corriger notre copie. Nous n’en avons pas moins de convictions, mais nous avions besoin que ce mouvement soit le mouvement des parisiens eux-mêmes, qu’ils assument leur diversité de point de vue sur un certain nombre de sujets difficiles.

 Paris a rattrapé beaucoup de retards en matière de solidarité, de logement. Qui sait que Paris avait perdu cent soixante et onze mille habitants entre 1975 et 1999 ? De 2000 à 2005 ce sont vingt huit mille nouveaux parisiens qui se sont installés dans notre ville : des jeunes, des familles plus nombreuses et une population renouvelée. Je souhaite que les parisiennes et les parisiens, puissent rester dans leur ville et que d’autres, qui rêvent de Paris, puissent venir avec nous partager l’avenir.

 Cela passe donc par une politique de logement. Nous avions promis vingt quatre mille cinq cent logements sociaux financés – nos prédécesseurs en avaient financés neuf mille – nous serons à plus de trente mille. Nous avons commencé à combler beaucoup de ces retards dans ces domaines : pour la petite enfance, pour l’ambition culturelle, pour le développement urbain, pour lutter contre la pollution et avoir une ville moderne qui se préoccupe de la santé de ses habitants et aussi de la modernité, de la liberté, de la diversité de l’offre pour se déplacer dans une agglomération urbaine du XXIe siècle.

 Vous avez – nous avons – rattrapé un certain nombre de retards. Mais il y a encore beaucoup de souffrances à Paris, beaucoup de difficultés pour se loger. Il faut encore moderniser le service public, amplifier cette dynamique. Et puis je vous le dit franchement, je ne suis pas candidat pour prolonger le mandat que j’exerce actuellement et que j’exercerai jusqu’au bout. Je suis candidat pour une nouvelle dynamique démocratique, sociale, culturelle, urbaine, économique, pour les parisiens eux-mêmes. J’ai envie de construire avec vous, sur la base de ce que nous avons fait ensemble. J’ai envie de construire quelque chose de neuf, quelque chose de cohérent avec le passé mais qui se projette complètement dans les temps qui viennent, dans 2008-2014. J’ai donc besoin de vous. Même si vous ne votez jamais pour moi, j’ai besoin de toutes les opinions de Paris, j’ai besoin de toutes les expériences, des souffrances, des insolences, j’ai besoins de la vitalité, de notre créativité collective. Ce site notamment va y contribuer, parce que je souhaite que vous vous y exprimiez. Je vais vous écouter, tout ne sera pas agréable à apprendre, mais j’ai envie que vous me donniez votre sentiment.

 J’ai aussi envie que vous proposiez, j’ai même envie que vous débattiez entre vous. Il m’est arrivé dans les comptes rendus de mandats, que j’ai fait chaque année dans les arrondissements, de constater que l’expression réelle, sincère des citoyens montrait combien l’intérêt général est très difficile à définir, surtout quand il y a des raisonnements extrêmement estimables mais qui se contredisent, des citoyens eux-mêmes. Nous avons besoins de confronter nos vécus, notre créativité, mais aussi nos rêves, nos aspirations pour le Paris que nous voulons vivre ensemble. Dans ces six mois de débat, vous allez jouer le rôle que vous voulez. Je vous propose, sans que cela ne vous engage en quelque manière que ce soit pour le vote de mars prochain, de faire avec moi et avec l’équipe qui m’entoure le dessin du Paris que nous aimons, du Paris pour lequel nous avons de l’ambition, mais pour lequel aussi, nous voulons agir concrètement avec aussi un certain sens de la gestion.

Je voudrais vous dire aussi que dans cette nouvelle perspective, je souhaite rassembler des femmes et des hommes qui représentent vraiment Paris. Je suis très fier de l’équipe que j’ai animée pendant bientôt sept ans. Des femmes, des hommes, généreux, désintéressés, bosseurs, qui ont vraiment collectivement essayé de servir Paris et je crois avec des résultats tout à fait honorables, mais aussi des insuffisances. Je veux enrichir cette équipe, je veux que l’équipe qui dirigera Paris de 2008 à 2014 ait une certaine culture démocratique et une certaine manière de faire de la politique, qu’elle ait un certain rapport aux valeurs de Paris. Ces valeurs qui font que cette ville est aimée dans le monde, quand elle partage, quand elle aime le beau, quand elle est généreuse. Qu’elle est détestée quand elle est arrogante, quand elle est prétentieuse. Mais elle est passionnante et j'ai pu le mesurer pendant ces sept ans où nous avons repris notre place dans les réseaux des villes du monde, où nous avons humblement partagé les expériences, mais aussi inventé avec les villes d’Europe, d’Asie, d’Amérique du nord, d’Afrique - nos amis africains avec qui nous avons beaucoup entrepris. Je peux vous le dire, on vous aime dans le monde. On vous aime quand vous partagez et que vous savez que nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Nous sommes Paris, cette ville dont Victor Hugo disait que le genre humain a des droits sur elle.

 J’ai envie aussi, que l’équipe qui fera Paris de 2008 à 2014 représente cette diversité d’origine, de culture, d’inventivité, de passion. Que ce soit une équipe où il y ait des européens, des femmes et des hommes qui représentent la richesse de Paris sur le plan économique, culturel social, démocratique, sportif... Bref, j’ai envie que Paris soit Paris. Paris qui a tissé des relations avec ses voisins totalement nouvelles : maintenant on finance des tramways dans des villes voisines, on aménage des zones avec nos voisins de Seine Saint Denis, dans le Val de Marne, dans les Hauts de Seine, et je devrais citer tous les départements de l’Ile de France. Il faut encore franchir une étape pour que Paris, qui dans tous les domaines est plus grand que nous, soit vraiment la ville qui reçoit le meilleur de nos convictions, de notre énergie, de notre générosité et, peut-être plus que tout, de notre envie d’être fier de Paris.  

Par Marie-José RAYMOND-ROSSI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

AGENDAS

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

A LIRE

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus