Marie-José RAYMOND-ROSSI![]()
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Le budget de l’enseignement supérieur qui nous est présenté aujourd’hui démontre que les engagements pris, en 2004, devant les franciliens, n’étaient pas de vaines promesses électorales mais de vrais engagements politiques souscrits dans l’objectif d’améliorer les conditions d’étude et de vie des étudiants et les conditions de travail des différentes catégories de personnel de l’enseignement supérieur.
Cette volonté d’accroître l’investissement régional dans ce qui participe à construire l’avenir de notre jeunesse contribue à donner un monde d’avance à l’enseignement supérieur dans notre région.
Jean-Paul Huchon et Marc Lipinski ont su, en dépit de la politique irresponsable du gouvernement, mobiliser les moyens nécessaires à la réalisation des projets inscrits au budget 2008 et à l’exécution du contrat de projet.
Nous devons encore cette année, nous féliciter de l’effort budgétaire important consenti par notre région dans un domaine qui, relève pourtant entièrement de la compétence de l’Etat.
Il faut avouer que le gouvernement se révèle plus efficace en matière d’effets d’annonce que de mise en œuvre politique. J’en veux pour preuve l’annonce inopinée d’un « plan Campus » qui, non content de parasiter les enjeux du contrat de projets, demeure à ce jour très flou dans ses ambitions comme dans ses moyens.
Pourtant, en dépit de cette espèce de chaos institutionnel que produisent les positionnements successifs de l’Etat, l’exécutif régional parvient, cette année encore, à dessiner les contours d’un budget cohérent qui marque bien nos priorités.
Il est, qui plus est, sage de recentrer notre action sur des opérations dont la région maîtrise l’exécution. Je pense notamment à la construction des bibliothèques de Sénart et de Malakoff, à la finalisation de celle des langues et civilisations à Paris, ou encore à la construction de l’institut de Biologie à Evry.
En matière de fonctionnement, le groupe socialiste ne peut que se féliciter de la constance de l’exécutif en matière d’ouverture à l’international et d’accueil des étudiants étrangers. A cet égard nous devons apprécier la décision de revaloriser la « bourse Master Ile – de-France ». Il est vrai que cette décision était attendue depuis près de trois ans.
Monsieur le vice président sait combien je suis attentive au dispositif « coup de pouce ». Le groupe socialiste est satisfait de l’évolution programmée de ce dispositif . A l’avenir la région devra être sur ce sujet plus ambitieuse, afin notamment de viser à une plus grande justice sociale et à davantage d’efficacité.
Mes chers collègues,
Si l’ambition régionale pour l’enseignement supérieur n’est plus à démontrer, nous devons, hélas, comme les années précédentes, nous interroger sur l’ambition réelle de l’Etat.
Les rentrées universitaires, depuis six ans, ont été marquées par la faiblesse des moyens financiers et humains. Ainsi, pour cette, seule année 2009, 900 emplois seront supprimés.
Mais qu’on ne vienne pas invoquer la « crise ». Le budget de Valérie Pécresse était prêt bien avant. Il fait suite à cinq budgets qui depuis 2003 oscillent entre le médiocre et le catastrophique : ce n’est donc pas un accident et nous en connaissons les conséquences. De ce fait la France se traîne en bas de tableau des classements internationaux pour la recherche et l’enseignement supérieur.
Nous ne sommes pas dupes du projet politique qui anime le gouvernement : vassalisation des universités vis-à-vis du pouvoir politique, cadeaux fiscaux pour les grandes entreprises...
Ce sont bien deux conceptions de la politique et deux conceptions de l’enseignement supérieur qui s’affrontent par budgets interposés.
J’en viens même à m’interroger sur votre bonne foi Madame la Ministre quand on vous entend claironner sur une augmentation annoncée de votre budget de 6,5% alors qu’aucun élément budgétaire public ne permet de corroborer ce chiffre.
La France ne peut avoir comme seule perspective de devenir un pays à vocation uniquement touristique comme les Maldives.
Pourtant il n’existe aucune fatalité. Tout est question de choix et de volonté politiques. Et en ce domaine comme dans bien d’autres d’ailleurs, nous ne pouvons que constater que vos choix politiques ne sont pas les bons et ne sont pas les nôtres.
Les élu-e-s socialistes n’accepteront pas sans réagir de voir le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche ainsi sacrifié alors qu’il s’agit d’une priorité pour notre pays.
A notre échelle, nous entendons mener la politique qui nous semble juste et je me félicite de la proposition budgétaire qui nous est faite et en faveur laquelle, le groupe socialiste se prononcera.
Je vous remercie
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||