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Dimanche 8 octobre 2006

Texte adopté par 36 voix pour, 14 abstentions, et 2 NPPV par le Conseil national du NPS Paris le 6 octobre 2006

 « Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître. »

Chacun d’entre nous est tendu vers un seul objectif : battre la droite en 2007. En même temps, chacun d‘entre nous s’interroge légitimement sur le meilleur moyen d’y parvenir.

A quels principes pouvons-nous nous en remettre quand le doute malmène nos certitudes ?

Essentiellement à notre patrimoine politique commun, c’est-à-dire ce que nous croyons juste de dire et de faire. Nous ne sommes pas des militants socialistes nés il y a quelques jours, vierges de toute expérience, de toute connaissance et de toute conviction.

Depuis quatre ans, en tant que courant du Parti Socialiste, nous avons analysé les fractures béantes de la société française, nous avons fait respirer la politique là où les institutions de la cinquième république asphyxient le débat démocratique, nous avons combattu la cécité de certains responsables socialistes face à la dérive libérale de la construction européenne et face à l’impact social de
la mondialisation.

Ces
quatre années laissent le souvenir de belles conquêtes lors des victoires électorales des régionales ou des européennes, lors du 29 mai 2005, ou du mouvement contre le CPE. Mais elles incluent aussi le goût amer d’une société devenue plus violente, plus dure avec les faibles, plus incertaine, plus soumise que jamais aux intérêts des puissances financières.

Ce que nous voulons, ce n’est pas seulement lever une espérance en faveur d’un homme ou d’une femme providentiel(le), c’est répondre concrètement à la demande démocratique et sociale. C’est pour cela que le NPS a pesé de toutes ses forces sur l’écriture du projet des socialistes. Nous voulions que celui-ci soit le plus légitime possible au moment d‘entrer dans une campagne dont nous savions que la personnalisation risquait d’éclipser.

A l’heure où le parti semble convulser, saisi tout entier par le vertige de la présidentialisation et de la personnalisation, l’idée que nous nous faisons de notre devoir de militants socialistes, consiste à réaffirmer que notre rôle est et doit être de préférer le projet à son interprète. A l’heure où un dirigeant du PS affiche l’ambition de changer la nature de notre parti pour l’adapter, aux lendemains de l’élection présidentielle, aux institutions de
la cinquième République, l’un des choix qui est en jeu se situe entre un parti d’orientation, de réflexion collective et de structuration du débat politique et celui d’un parti de supporters.

Cette campagne de désignation interne conduira des militants du NPS à réaliser des choix différents. Condamne-t-elle le NPS ? Nous ne le croyons pas. Nous ne l’acceptons pas.

Notre débat à Saint-Nazaire a rappelé avec force la volonté unanime des militants à maintenir l’unité d’un courant dont l’influence, les idées et la force, seront indispensables au candidat désigné en novembre.

Mais au delà, un courant comme le notre conserve une fonction indispensable pour encourager le rassemblement de la gauche aux côtés des socialistes, et pour maintenir le parti en éveil aux côtés du futur gouvernement de gauche si, comme nous le souhaitons, nous l’emportons en 2007.

Le Premier secrétaire a décliné l’appel à rassembler les socialistes autour de sa candidature.

La tentation de la captation de tout ou partie de NPS par tel ou telle candidat(e) existe. Tout ce qui divise le NPS l’affaiblit et réduit en conséquence ses capacités à influencer l’avenir.

Le rôle du NPS ne peut pas se réduire à l’ajout de quelques noms dans la liste d’un comité national de soutien.

Les candidats sont maintenant connus. Le choix ne dépendra pas tant de leur programme (tous s’engagent à respecter le vote du 21 juin) que de la manière dont ils comptent l’appliquer :

- Quelle stratégie de rassemblement pour la gauche dès le premier tour ?
- Quels leviers et quel agenda à la question de la hausse du pouvoir d'achat et des salaires ?
- Au delà du rejet de la constitution européenne, quelles propositions concrètes pour la présidence française de l’UE en 2008 ?
- Quelles mesures et quel calendrier de réforme institutionnelle pour une nouvelle République parlementaire ?
- Comment faire vivre un parti politique collectivement et collégialement dans des institutions qui ne le permettent pas ?

Nous proposons donc de les interpeller sur ces choix politiques et stratégiques afin mener le PS et toute la gauche à la victoire en 2007.

Nous nous engageons à respecter le voeu exprimé par les militants à Saint-Nazaire en faveur de l’unité du courant. Nous nous engageons à ne rallier aucun candidat en le faisant au nom du NPS. Nous voulons que les exigences politiques, telles que nous les avons définies dans notre texte commun à Saint-Nazaire, l’emportent sur toute autre considération. Nous souhaitons rester, dans les divisions liées à la compétition interne, comme dans les phases ultérieures, un pôle de stabilité et de responsabilité. Nous nous engageons à trouver les voies d’un dialogue exigeant et constructif avec les candidats pour faire du respect du projet, du rassemblement de la gauche et d’une certaine conception du parti socialiste, les principes et repères d’une campagne électorale qui nous conduise à l’indispensable victoire  

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : NPS
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Jeudi 30 mars 2006
Hommage aux enfants juifs morts en déportation Lycée jean Lurçat – rue Patay - 13ème arrondissement de Paris
L’émotion qui nous étreint aujourd’hui n’est au fond que le pâle reflet de la colère qui nous anime encore, cinquante après ce qu’ont eu à connaître et à endurer les enfants juifs dont nous célébrons la mémoire. Pourtant, et quel que soit le caractère finalement assez impuissant de notre rassemblement, il est juste, et important, que nous suspendions le temps chaud de l’actualité quotidienne, et que nous gardions en mémoire, non seulement les souffrances de ces enfants, mais celles de tout un peuple, qui eut à connaître une entreprise d’extermination planifiée comme aucun autre peuple au monde ne l’avait connu.
 
La fierté naturelle que j’éprouve aujourd’hui à représenter le Président Jean-Paul Huchon se double donc d’une volonté de ne jamais oublier, mais plus encore de participer à l’immense effort de transmission que nous devons faire. Car notre époque va vite. Et si le nombre de commémorations à caractère historique se multiplient de part et d’autre, notre capacité à nous retourner et à regarder d’où nous venons semble parfois s’amenuiser. Ce n’est là qu’un paradoxe apparent, en ces temps incertains où les mémoires tendent à se comparer, à se confronter, quand elles devraient au contraire s’écouter et se considérer mutuellement.
 
 
On dit souvent que le présent n’est que le produit de l’histoire. Cela est vrai, bien sûr. Et si nous devons en effet tirer tous les enseignements possibles du passé afin de mieux instruire notre présent, je crois pourtant que nous devons tout autant être capables, par éthique et par respect de ce que vécurent ceux qui nous ont précédés, de considérer simplement le passé pour ce qu’il fut. Nous devons faire un vigoureux effort pour tâcher de ne penser qu’à eux, qu’à ces enfants d’une autre époque, victimes de l’intolérance, de l’idéologie, de la barbarie. En ne pensant aujourd’hui qu’à eux, non seulement nous leur rendons hommage, mais nous nous donnons les meilleurs moyens qui soient afin de préserver notre civilisation, pour aujourd'hui et pour demain.
 
La résurgence, sur l’ensemble de la planète, de ce que l’idéologie des hommes a pu produire de plus abject et de plus infâme, nous oblige à un triple devoir.
 
Un devoir de mémoire, tout d’abord ; et nous le remplissons aujourd’hui, avec la ferveur qui convient.
 
Un devoir de lucidité, ensuite : lucidité quant à nos possibilités réelles de maîtriser un tant soit peu notre destin. Nous pouvons faire beaucoup, collectivement ; mais nous pouvons faire aussi beaucoup de mal. Ne nous défaisons jamais de l’idée qu’en nous-mêmes sommeillent toujours le meilleur et le pire.
 
Enfin, un devoir pour l’avenir, pour nos enfants parfois déroutés, déconcertés, perdus dans un monde où la haine de l’autre s’entrechoque avec la volonté de puissance et l’intolérance. Sans le savoir, les enfants juifs disparus que nous célébrons aujourd’hui sont morts pour nous, et pour nos propres enfants. Morts d’avoir rencontré la folie des hommes. Et rien, aujourd’hui, ne nous garantit que cette folie est derrière nous. C’est pourquoi l’éducation, la transmission des valeurs, des cultures, des histoires, des souffrances, doivent demeurer nos priorités.
 
Quels que soient nos préférences politiques, nos parcours spirituels et notre vision du monde, nous devons avoir à cœur de ne jamais oublier d’où nous venons, au nom de quoi d’autres sont morts ; ne jamais oublier enfin l’immense fragilité de notre civilisation, afin que les enfants devant lesquels nous nous inclinons aujourd’hui puissent continuer à vivre en nos mémoires.
 
Je vous remercie.
 
par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : conseil regional
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Jeudi 23 mars 2006

LA REGION VOTE SON PPI
À l’heure où Monsieur Sarkozy dévoile les propositions de l’UMP pour l’éducation, nous devons lui rappeler quelques vérités sur la politique menée par la droite au pouvoir : faible croissance du budget de l’Education nationale, suppression de 3000 emplois de professeurs dans l’enseignement secondaire, et réduction du nombre de postes mis au concours (- 4000 pour 2006).

Nous devons dénoncer le manque d’ambition de cette droite à l’égard de notre jeunesse, et condamner fermement les mesures qui la plonge dans toujours plus de précarité.

Est ce ainsi que la droite manifeste son intérêt à leur égard ? On est d’ailleurs en droit de se demander si l’UMP a un véritable programme pour l’éducation et pour notre jeunesse.

A contrario, notre président, Jean Paul HUCHON, au travers du budget consacré aux lycées, témoigne d’une véritable ambition politique pour les jeunes de notre région et nous permet aujourd’hui de préparer sérieusement l’avenir avec :

D’une part un nouveau plan de 168 rénovations qui viendront s’ajouter aux 195 opérations déjà lancées dans les établissements, et d’autre part, avec l’individualisation au minimum de 2 nouveaux établissements par an afin de répondre aux besoins nouveaux de constructions scolaires.

Cette politique volontariste, soucieuse de plus de transparence de la part de notre exécutif régional contraste avec celle des années de gestion de la droite qui fut sans envergure, accumulant de gros retards et des méthodes assez peu orthodoxes en matière de marchés publics.

Nous avons, quant à nous, eu la volonté dès 1998, d’imposer plus de rigueur et de transparence à nos procédures et nous nous félicitons de l’obtention et du renouvellement (fin octobre 2005) de la certification ISO 9001 qui garantit la régularité juridique de la passation de nos marchés et la maîtrise des délais.

Avec le concours des Services, beaucoup d’efforts ont été faits pour structurer les phases de programmation et de passation des marchés de travaux.

Cette programmation, de plus en plus aboutie, entraine des effets de sécurisation sur la passation et l’exécution des marchés de travaux dont bénéficie l’ensemble de la communauté scolaire.

Je tiens donc à remercier les Services pour leur travail, Michelle SABAN et les élus régionaux qui siègent dans les jurys de concours et à la commission d’appels d’offres pour leur disponibilité, leur engagement et leur sérieux, et enfin Roger Madec pour l’impulsion qu’il a donné pour la mise en place de ces nouvelles pratiques

Pour revenir au PPI et au PPR, je voudrais dire que les propositions qui y sont inscrites vont bien dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail, elles prennent en compte les inégalités sociales et territoriales de notre région- tentent de les corriger pour donner aux  lycéens et aux enseignants, les moyens nécessaires à l’épanouissement et à la réussite de chacun. Elles donnent les signes d’une éducation plus juste, signe d’une société plus équitable

Nous avons décidé la création de places d’internat afin de permettre aux lycéens de suivre un enseignement non disponible à proximité de leur lieu de vie et également pour permettre à certains de suivre une scolarité dans de meilleures conditions.

Là où d’autres n’auraient eu qu’une vision électoraliste pour l’implantation et la rénovation des établissements scolaires, Elisabeth GOUREVITCH, vice - présidente en charge des lycées, n’a eu pour seule préoccupation que la prise en compte des critères objectifs tel que la  poussée démographique et la disponibilité foncière en vue d’assurer un plus juste équilibre territorial au service de la cohésion sociale de notre territoire.

Cette préoccupation est d’autant plus vraie qu’elle a œuvré pour que le futur lycée à vocation internationale qui sera construit à Noisy-le-Grand puisse s’ouvrir sur les quartiers en accueillant en son sein des enfants répondant aux critères de la carte scolaire. D’autres auraient travaillé pour en faire une vitrine de l’élite internationale ;

Nous tenons, ici, à la remercier pour le travail accomplit au quotidien au service de l’ensemble de la communauté éducative et au service de la justice sociale.

Nous voyons bien qu’il y a deux démarches qui s’opposent d’un côté celle d’un gouvernement qui se désengage et qui rogne sur les moyens donnés à l’enseignement –  et de l’autre, celle d’un exécutif régional qui s’efforce de remplir au mieux les missions qui lui ont été dévolues par les lois de décentralisation et qui se donne les moyens de mettre en application les engagements qu’il a pris en 2004 devant les franciliens.

Notre vision de la politique éducative est bien différente de celle du Ministre pluridisciplinaire, aux compétences diverses et variées, du Gouvernement de Monsieur De Villepin. En effet, Monsieur Sarkozy, aujourd’hui ministre de l’intérieur – président de l’UMP - fait des propositions en matière éducative et annonce clairement ses choix dans ce domaine, il est clair que nous ne pouvons les partager car ils ne correspondent en aucune façon à notre philosophie de l’école républicaine

Il dit avoir l'objectif de supprimer la carte scolaire qui "empêche à son sens les parents de choisir leur école". Qu’en sera t -il alors de la mixité sociale, de la mixité culturelle de notre région; En la supprimant on verra s’installer une ségrégation sociale, une ségrégation culturelle, mettant à mal la cohésion sociale de notre pays ;

NON, nous n’avons pas peur d’affirmer que nous ne voulons pas de lycée d’élite dans nos banlieues, car nous préférons donner à tous les établissements les moyens nécessaires pour conduire les enfants sur la voie de la réussite.

NON nous n’avons pas peur de dire qu’il faut maintenir la politique des ZEP et qu’il faut doter les établissements qui s’y trouvent des moyens nécessaires.

Lionel Jospin dans la loi d’orientation de 1989, proposait des mesures pour une plus grande égalité des chances, telles que des modules de soutien destinés aux élèves en difficulté, des études surveillées pour tous les élèves des classes de secondes, des parcours diversifiés...

Qu’en ONT-ILS fait, ILS les ONT supprimés ! 

Alors permettez-moi de douter de la sincérité des propositions de Sarkozy qui dit vouloir mettre en place des études surveillées pour assurer l’égalité des chances.

De plus, je doute qu’une autonomie accrue des établissements, comme nous le propose le président de l’UMP, permettra d’oeuvrer à la réduction des inégalités et en faveur de transformations dans l'Education nationale. Cela, au contraire, ne fera qu’accroître la division de notre jeunesse et les inégalités dont elle est victime.

Enfin, il ne nous paraît pas sain d’opposer l’école publique à l ‘école privée ; chacune doit trouver sa place mais Il n’est pas acceptable d’entendre un ministre de la République affirmer qu’il encouragera l’implantation d’établissements privés dans les zones sensibles car dit-il « c’est une obligation nationale ». Non Monsieur le ministre, le privé, ce n'est pas l'école de la République, l'école de la République, c'est l'école laïque"

Ce qui est de l’obligation nationale c’est de respecter la Loi qui fixe clairement les obligations de l’Etat envers les écoles privées.

La responsabilité de l’Etat c’est de remplir ses missions et celle de l’école publique en est une,

Ce qui est de la responsabilité de l’Etat c’est de donner à l’école de la République les moyens nécessaires à son bon fonctionnement, les moyens nécessaires à la réussite de tous les élèves. Ce qui est de la responsabilité de l’Etat c’est d’offrir à sa jeunesse des perspectives d’avenir.

Enfin, Monsieur Sarkozy et le gouvernement disent parler et agir pour l’école,

mais l’an dernier ont-ils écouté la jeunesse qui manifestait pour dénoncer la loi Fillon sur l’école,

ont-ils écouté hier après-midi les jeunes inquiet pour leur avenir qui défilaient dans nos rues, pas si loin de nous, pour s’opposer à un CPE qui les précarise encore un peu plus.

Mais peut être, le gouvernement sera-t-il moins sourd samedi?

Je voudrais, pour finir, remercier Jean Paul Huchon pour la confiance et l’écoute qu’il accorde à notre jeunesse et pour la politique qu’il impulse pour la conduire sur la voie de la réussite LUI DIRE QUE NOUS DEVONS CONTINUER sur ce chemin car ainsi que le disait Victor Hugo « A chaque fois qu’on ouvre une école on ferme une prison ».  

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : conseil regional
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Mardi 14 mars 2006

Inauguration d'un établissement pour personnes handicapées situé dans le 13ème arrondissement de Paris

Voilà bientôt deux ans, les Franciliens reconduisaient Jean-Paul Huchon et sa majorité à la tête de notre Région. Bien sûr, cela fut une bataille, une bataille politique, mais pour nous, le résultat venait couronner six années d’efforts constants en direction des politiques de solidarité.  

L’impératif de solidarité s’impose à tous, particulièrement dans une société dont le mouvement naturel est d’être toujours plus dure aux plus faibles, où le souci de rentabilité immédiate détourne parfois des finalités sociales ou simplement humaines. La solidarité n’est ni la compassion, ni l’apitoiement : elle est, ou devrait être, le principe directeur de toute société attentive à son unité. L’ampleur des tâches auxquelles nous devons faire face nous conduit bien souvent à raisonner en grandes masses ; or les souffrances, les désirs, les différences, sont bien souvent du seul ressort individuel. C’est pourquoi nous devons redoubler de vigilance et d’attention quant au destin de personnes qui, parce qu’elles naissent différentes, se retrouvent trop souvent en porte-à-faux avec la société. « Nous sommes riches de nos différences », entendons-nous souvent ; c’est là un bien joli précepte, mais la réalité est souvent plus cruelle : le regard des autres, les mille et une chausse-trapes de la vie quotidienne, le sentiment de la solitude, quand ce n’est pas celui de l’isolement : tel est le lot de celles et ceux à qui la vie aura été trop rude, ou simplement trop inéquitable.  

La création d’un centre d’aide par le travail et d’une maison d’accueil spécialisée obéit à une ambition qui honore tous ceux qui ont eu à y contribuer. Car non seulement il s’agit de prendre en compte la différence, mais aussi, d’une certaine manière, de renverser en force et en atout ce qui pourrait, de prime abord, être perçu comme une faiblesse ou un handicap. Les adultes qui pourront bénéficier de cette structure y trouveront l’environnement humain, matériel, professionnel, social et culturel nécessaire à leur épanouissement. C’est la propre image qu’ils ont d’eux-mêmes qui doit pouvoir évoluer, car même l’individu le plus solitaire ou le plus refermé est ainsi fait qu’il a besoin d’entendre de la société l’écho de ce qu’il est, l’écho de ce qu’il lui donne. Nous avons vis-à-vis d’eux un devoir de soutien et d’accompagnement ; mais je voudrais aussi qu’ils sachent qu’ils ont eux-mêmes beaucoup à donner, et sans doute à nous apprendre.  

Le Conseil régional est engagé depuis 1979, mais plus encore depuis le vote d’une délibération de septembre 2003, en faveur de l’ensemble des structures d’accueil, d’hébergement et de travail protégé destinées aux adultes handicapés. Il continuera d’intensifier ses politiques d’aide à la personne et d’agir au plus près de ses besoins ; nous avons d’ailleurs pris, il y a deux ans, de fermes engagements sur ces sujets.  

Enfin je veux dire combien je suis heureuse d’être ici aujourd’hui pour la pose de la première pierre de cet établissement, ici même, dans ce 13ème arrondissement où je réside, vis et milite depuis tant d’années.  

C’est un arrondissement qui a connu bien des transformations, qui a évolué pour le mieux être de nos concitoyens, et même s’il reste beaucoup à faire, je sais qu’il y fait bon vivre, et que son maire, Serge Blisko, poursuit un objectif de justice sociale que nous soutenons autant que nous pouvons.  

Je souhaite donc aux résidents de cet établissement, à ses personnels et à sa direction, de jouir ici d’un lieu de vie où chacun aura sa place. Et je voudrais simplement conclure en félicitant l’ensemble des acteurs de cette opération pour le remarquable travail qu’ils ont réalisé, et dont l’enjeu nous concerne tous.  

Je vous remercie.

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : conseil regional
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Mercredi 15 février 2006

Question d'actualité du groupe socialiste - mai 2005

intervention sur la situation de l'Assitance Publique-Hôpitaux de Paris

posée par Marie-José RAYMOND-ROSSI

Lors du dernier Conseil d’administration de l’AP-HP, sa directrice annonçait un plan de restructuration prévoyant, outre la réorganisation géographique de ses services, la suppression de quelque 1820 emplois. En 2004 déjà, 850 emplois y avaient été supprimés .

 Cette annonce, à laquelle se sont opposés les élus parisiens et régionaux présents lors de cette réunion, n’est que la conséquence d’une politique de restriction financière dans le secteur de la santé décidée par l’Etat.

Alors que les besoins sont de plus en plus nombreux dans notre région, le plan d’économie imposé par le gouvernement aura pour effet la suppression de 800 lits, principalement destinés aux personnes âgées. Comment peut-on croire qu’une telle politique, dictée par des impératifs économiques, soit de nature à rassurer nos concitoyens les plus âgés, bien souvent les plus faibles et qui furent les plus touchés par la canicule de l’été 2003. Comment peut-on alors croire à la sincérité d’un Gouvernement quand il affirme que la prise en charge des personne âgées est une de ses priorités ?

De plus, la nouvelle carte hospitalière présentée lundi constitue pour nous une réelle source d’inquiétude. Celle-ci, décidée sans concertation , ni avec les représentants du personnel, ni avec les élus représentés au Conseil d’Administration, aura des conséquences évidentes en terme de localisation de l’offre hospitalière et donc en terme d’emploi et d’aménagement du territoire. Il ne faut pas oublier que le secteur d’intervention de l’AP-HP couvre non seulement Paris, mais également les trois départements de la première couronne.

Concernant l’hôpital Saint-Vincent de Paul, la Mairie du XIV°arrondissement et le Conseil de Paris ne cessent de dénoncer le démantèlement programmé de ce pôle pédiatrique ô combien nécessaire et mondialement reconnu dans la prise en charge globale de la santé de l’enfant. Quelle est donc la cohérence d’une politique qui supprime les services de pédiatrie tout en conservant ceux de maternité et de périnatalité ? Dans ces conditions, on peut réellement s’interroger sur le devenir du projet de prise en charge médico-social du handicap de l’enfant et de l’adolescent voté par le Conseil d’Administration de l’AP-HP en février 2002 dans lequel s’intégrait la Maison des Adolescent, chère au cœur de Bernadette Chirac !  

  La Région Ile-de-France mène depuis plusieurs années une politique volontariste dans le domaine de la santé. Outre son investissement en faveur de la périnatalité, des personnes âgées, elle s’emploie à améliorer les services des urgences, secteur essentiel de notre système hospitalier, comme l’a démontré l’épisode dramatique de la canicule du mois d’août 2003. Faut-il rappeler que notre Région fut l’une des plus durement touchée de France ? La Région aurait-elle donc vocation à palier les manquements et les renoncements de l’AP-HP, structure fortement liée à l’Etat ?

Monsieur le Président, nous savons que, tout comme nous, vous êtes attaché à un système de santé fondé sur la solidarité entre tous les citoyens. Quelles initiatives pourrait prendre la Région, en liaison avec les autres collectivités locales d’Ile-de-France, pour rassurer les salariés mobilisés pour la défense de leur emploi, et pour assurer à l’ensemble de nos concitoyens un service public de santé permettant à tous, et surtout aux plus faibles d’entre eux, d’être soigné dans le respect et la dignité dû à chacun.

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : conseil regional
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AGENDAS

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