Les députés ont adopté, jeudi 20 septembre, le projet de loi sur l'immigration dite « loi de maîtrise de l’immigration » qui durcit les conditions du regroupement familial. Cette nouvelle loi met en musique les déclarations faites par Sarkozy qui souhaitait « une immigration fondé sur les besoins du monde économique français ». Aujourd’hui, 92 000 titres de séjours sont accordés au motif du regroupement familial, et seulement 11 000 au titre de l’immigration économique. Le gouvernement veux rééquilibrer ces flux vers une répartition à cinquante - cinquante. Cette procédure a pour but de trouver de la main d’œuvre pour les secteurs économiques déficitaires tels que le bâtiment, l’hôtellerie, la restauration, les services à la personne. Le monde serait le grand supermarché de l’économie française où on pourrait aller chercher au gré des besoins notre main d’œuvre. Je ne peux partager cette vision des choses car considérer des hommes et des femmes sous le seul angle de la main œuvre de circonstance, en laissant de côté tout l’aspect humain, conduit à leur donner un rôle inférieur dans la vie de la cité et à les mettre dans une situation plus que dégradante. La nouvelle loi sur l’immigration est une loi perverse, qui méprise la dignité humaine. C’est une loi qui porte une nouvelle pierre à l’édifice de la rupture avec le droit commun et avec les principes de la République comme le dit la LDH Il nous faut respecter le droit des personnes Désormais tout étranger désirant faire venir sa famille devra justifier « Pour pouvoir vivre décemment en France, sans tout attendre des prestations sociales, une famille nombreuse étrangère devra avoir des revenus d’environ 1 500 euros par mois (1,2 Smic) » (Brice Hortefeux). Par cette mesure Nicolas 1er fait un tri sélectif entre ces hommes et ces femmes, permettant ainsi au plus riches d’entres eux de pouvoir accéder au regroupement familiale. Vivre avec sa famille sur le même territoire devrait être un droit fondamental pour tous. De plus, les candidats au voyage devront avant leur départ suivre une formation pour apprendre le français. Je voudrais juste rappeler que souvent ces formations n’existent pas dans les pays d’origines ou, si elles existent,-elles sont coûteuses et donc non accessibles à tous. C’est une manière me direz vous de sélectionner par l’argent les postulants au voyage. Il aurait été plus judicieux et honnête d’exiger une telle formation une fois arrivée sur le sol français. Autre dispositif controversé: la levée de l'interdiction du recensement des origines raciales ou ethniques pour la conduite d'études sur "la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l'intégration". Concernant le droit d'asile, l'Assemblée nationale a réduit d'un mois à 15 jours le délai de recours laissé à l'étranger devant la Commission de recours des réfugiés (CRR) après le rejet de sa demande d'asile. Le projet voté fait aussi passer l'Office français des réfugiés et apatrides (OFPRA) de la tutelle du ministère des affaires étrangères à celle du ministère de l'immigration...on aura tous compris la manip Enfin, les candidats au regroupement familial devront se soumettre aux tests ADN pour vérifier la filiation. Il y a rupture avec le droit commun car le code civil dans son article 16 interdit formellement toute « étude génétique des caractéristiques d’une personne » sauf « à des fins médicales ou de recherche scientifique » ? Le recours aux empreintes génétiques pour établir une filiation ne peut être décidé que par un magistrat. On est donc bien devant une mesure qui déroge au droit commun et en conséquence discriminatoire. Ce traitement discriminatoire est d’autant plus vrai que ces analyses, coûteuses, nécessiteront une avance de fonds, pas à la portée de tous, et ne seront remboursées qu’à ceux qui obtiennent le titre pour le regroupement familial ... L’hypocrisie de cette dernière mesure, consiste à faire croire que les tests ADN seront proposés et non imposés ; Mais cela ne trompe personne : nul n’est obligé à si soumettre ...Mais alors quand sera t- il de la demande du visa. Hypocrisie encore quand on nous dit que c’est à titre expérimental. Nous savons tous que le gouvernement s’arrangera pour démontrer les bienfaits d’une telle politique.
Au pays des droits de l’homme...il était une fois Nicolas 1er et son dauphin Hortefeux
Par cette loi on comprend aisément l’objectif recherché, quel genre de tri est mis en place entre les demandeurs ; Etre un immigré « choisi » par la politique de Sarkozy ne sera donné à tous les portes monnaies
Qui de nous accepterais s’il devait partir travailler dans un autre pays devoir prouver la filiation avec ses enfants ?Qui de nous accepterait d’être privé de la présence de ses enfants et de les laisser derrière lui pour de nombreuses années? Qui de nous accepterait de partir vivre dans un autre pays en sachant que le droit commun du pays d’accueil ne lui est pas applicable ? Qui de nous accepterait qu’on lui parle d’intégration quand déjà au départ les règles applicables sont différentes ?
C’est cela la politique de la rupture, c’est cela la politique « décomplexées » promise par Sarkozy qu’aucune hésitation, qu’aucun scrupule ne semble pouvoir retenir. Jusqu’où allons nous accepter la remise en cause des fondements de notre République et de notre cohésion socialE
Jusqu’où la majorité des français qui a voté Sarkozy va-t-elle accepter qu’on usurpe son vote, pour faire passer des lois qui mènent notre pays sur la voie du refus de l’autre, de la méfiance et de la discrimination.
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Marie-José RAYMOND-ROSSI
Nicolas SARKOZY vient de faire connaître au français sa vision de la réforme de l’Etat qui se résume tout simplement à mettre fin au modèle de la fonction publique française et à la mise en place d’une fonction publique à deux vitesses.
Une Bonne nouvelle pour Les parisiens et Paris
