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Vendredi 21 septembre 2007

Au pays des droits de l’homme...il était une fois Nicolas 1er et son dauphin Hortefeux

Les députés ont adopté, jeudi 20 septembre, le projet de loi sur l'immigration dite « loi de maîtrise de l’immigration » qui durcit les conditions du regroupement familial. Cette nouvelle loi met en musique les déclarations faites par Sarkozy qui souhaitait « une immigration fondé sur les besoins du monde économique français ». Aujourd’hui, 92 000 titres de séjours sont accordés au motif du regroupement familial, et seulement 11 000 au titre de l’immigration économique. Le gouvernement veux rééquilibrer ces flux vers une répartition à cinquante - cinquante. Cette procédure a pour but de trouver de la main d’œuvre pour les secteurs économiques déficitaires tels que le bâtiment, l’hôtellerie, la restauration, les services à la personne.

Le monde serait le grand supermarché de l’économie française où on pourrait aller chercher au gré des besoins notre main d’œuvre. Je ne peux partager cette vision des choses car considérer des hommes et des femmes sous le seul angle de la main œuvre de circonstance, en laissant de côté tout l’aspect humain, conduit à leur donner un rôle inférieur dans la vie de la cité et à les mettre dans une situation plus que dégradante.

La nouvelle loi sur l’immigration est une loi perverse, qui méprise la dignité humaine. C’est une loi qui porte une nouvelle pierre à l’édifice de la rupture avec le droit commun et avec les principes de la République comme le dit la LDH Il nous faut respecter le droit des personnes

Désormais tout étranger désirant faire venir sa famille devra justifier « Pour pouvoir vivre décemment en France, sans tout attendre des prestations sociales, une famille nombreuse étrangère devra avoir des revenus d’environ 1 500 euros par mois (1,2 Smic) » (Brice Hortefeux). Par cette mesure Nicolas 1er fait un tri sélectif entre ces hommes et ces femmes, permettant ainsi au plus riches d’entres eux de pouvoir accéder au regroupement familiale. Vivre avec sa famille sur le même territoire devrait être un droit fondamental pour tous.

De plus, les candidats au voyage devront avant leur départ suivre une formation pour apprendre le français. Je voudrais juste rappeler que souvent ces formations n’existent pas dans les pays d’origines ou, si elles existent,-elles sont coûteuses et donc non accessibles à tous. C’est une manière me direz vous de sélectionner par l’argent les postulants au voyage. Il aurait été plus judicieux et honnête d’exiger une telle formation une fois arrivée sur le sol français.

Autre dispositif controversé: la levée de l'interdiction du recensement des origines raciales ou ethniques pour la conduite d'études sur "la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l'intégration".

Concernant le droit d'asile, l'Assemblée nationale a réduit d'un mois à 15 jours le délai de recours laissé à l'étranger devant la Commission de recours des réfugiés (CRR) après le rejet de sa demande d'asile. Le projet voté fait aussi passer l'Office français des réfugiés et apatrides (OFPRA) de la tutelle du ministère des affaires étrangères à celle du ministère de l'immigration...on aura tous compris la manip

Enfin, les candidats au regroupement familial devront se soumettre aux tests ADN pour vérifier la filiation. Il y a rupture avec le droit commun car le code civil dans son article 16 interdit formellement toute « étude génétique des caractéristiques d’une personne » sauf « à des fins médicales ou de recherche scientifique » ? Le recours aux empreintes génétiques pour établir une filiation ne peut être décidé que par un magistrat. On est donc bien devant une mesure qui déroge au droit commun et en conséquence discriminatoire. Ce traitement discriminatoire est d’autant plus vrai que ces analyses, coûteuses, nécessiteront une avance de fonds, pas à la portée de tous, et ne seront remboursées qu’à ceux qui obtiennent le titre pour le regroupement familial ...

L’hypocrisie de cette dernière mesure, consiste à faire croire que les tests ADN seront proposés et non imposés ; Mais cela ne trompe personne : nul n’est obligé à si soumettre ...Mais alors quand sera t- il de la demande du visa. Hypocrisie encore quand on nous dit que c’est à titre expérimental. Nous savons tous que le gouvernement s’arrangera pour démontrer les bienfaits d’une telle politique.

 

 Par cette loi on comprend aisément l’objectif recherché, quel genre de tri est mis en place entre les demandeurs ; Etre un immigré « choisi » par la politique de Sarkozy ne sera donné à tous les portes monnaies

Qui de nous accepterais s’il devait partir travailler dans un autre pays devoir prouver la filiation avec ses enfants ?Qui de nous accepterait d’être privé de la présence de ses enfants et de les laisser derrière lui pour de nombreuses années? Qui de nous accepterait de partir vivre dans un autre pays en sachant que le droit commun du pays d’accueil ne lui est pas applicable ? Qui de nous accepterait qu’on lui parle d’intégration quand déjà au départ les règles applicables sont différentes ?

C’est cela la politique de la rupture, c’est cela la politique « décomplexées » promise par Sarkozy qu’aucune hésitation, qu’aucun scrupule ne semble pouvoir retenir. Jusqu’où allons nous accepter la remise en cause des fondements de notre République et de notre cohésion socialE

 Jusqu’où la majorité des français qui a voté Sarkozy va-t-elle accepter qu’on usurpe son vote, pour faire passer des lois qui mènent notre pays sur la voie du refus de l’autre, de la méfiance et de la discrimination.

 

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : PS
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Jeudi 20 septembre 2007

Nicolas SARKOZY vient de faire connaître au français sa vision de la réforme de l’Etat qui se résume tout simplement à mettre fin au modèle de la fonction publique française et à la mise en place d’une fonction publique à deux vitesses.  

Il en a même programmée sa disparition pour 2012. Il a d’ores et déjà arrêté toutes les modalités « DANS SON PACTE SERVICE PUBLIC 2012 » (vous remarquerez que le pluriel n’est pas utilisé) et tout cela comme à son habitude sans concertation. 

Il nous confirme le non- remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite en 2008, 

Puis il annonce qu’il souhaite appliquer au secteur public des recettes tirées du secteur privé. Les nouveaux agents qui pourraient choisir entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré. Les fonctionnaires souhaitant quitter la fonction publique pourraient partir avec un pactole...À quand les parachutes dorés ?

Et enfin, clé de voûte de son système, « l’individualisation de la rémunération » et « le paiement des heures supplémentaires » Voilà la mise en œuvre de sa fameuse devise « travailler plus pour gagner plus » car pour lui dans la fonction publique on doit gagner plus quand on travaille plus »

 Ne nous y trompons pas, sous couvert de modernisation, le pacte « service public 2012 » représente un véritable dynamitage des fondements de la fonction publique

 

 

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : PS
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Mercredi 19 septembre 2007

je vous invite à lire l'article pulié dans le journal le Monde par Liem HOANG-NGOC

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<div class="bl-lien"><a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-956109,0.html" target="_blank">Régimes spéciaux : la réalité contre les idées reçues, par Liêm Hoang-Ngoc</a><br />LE MONDE | 17.09.07<br />

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : PS
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Lundi 10 septembre 2007

Une Bonne nouvelle pour Les parisiens et Paris

Interview de Bertrand DELANOE

"Oui, j’ai décidé d’être candidat pour investir mon énergie, mes convictions, pour l’avenir de Paris

 Et puisqu’on ouvre ce site aujourd’hui, c’est avec vous que j’ai envie – d’abord – de discuter et de proposer de l’échange, du débat et de la vitalité démocratique. Lorsqu’il y a bientôt sept ans les parisiens ont décidés de l’alternance, qui n’était pas intervenue depuis un siècle à Paris, j’ai mesuré mes responsabilités. Il fallait d’abord que Paris se retrouve, que Paris retrouve – quelques soient nos opinions politiques aux uns et aux autres – sa dignité, son plaisir d’être dans une vie collective et démocratique, où il n’y a pas de faux électeurs, où il n’y a pas d’emplois fictifs, et tout le reste.

 

Les Parisiens -tous ensemble ont mis leur ville en mouvement, et je dois d’abord vous remercier. Parce que pendant six ans et demi d’obstacles, de passions, d’envie de réaliser des progrès pour Paris, vous m’avez formidablement épaulé. Vous m’avez contredis, vous m’avez critiqué, mais vous m’avez formidablement épaulé. La démocratie est le principal acquis de tous les parisiens ces dernières années. Avec les conseils de quartiers, de jeunes, de non-européens - qui n’ont pas le droit de vote mais qui peuvent maintenant participer à la vie de la cité- je veux vous remercier d’avoir été plus de cent vingt mille à me donner votre avis sur le plan d’urbanisme, plus de cent quarante mille à nous donner votre avis sur le plan de déplacement. Cela nous a influencé, cela nous a fait corriger notre copie. Nous n’en avons pas moins de convictions, mais nous avions besoin que ce mouvement soit le mouvement des parisiens eux-mêmes, qu’ils assument leur diversité de point de vue sur un certain nombre de sujets difficiles.

 Paris a rattrapé beaucoup de retards en matière de solidarité, de logement. Qui sait que Paris avait perdu cent soixante et onze mille habitants entre 1975 et 1999 ? De 2000 à 2005 ce sont vingt huit mille nouveaux parisiens qui se sont installés dans notre ville : des jeunes, des familles plus nombreuses et une population renouvelée. Je souhaite que les parisiennes et les parisiens, puissent rester dans leur ville et que d’autres, qui rêvent de Paris, puissent venir avec nous partager l’avenir.

 Cela passe donc par une politique de logement. Nous avions promis vingt quatre mille cinq cent logements sociaux financés – nos prédécesseurs en avaient financés neuf mille – nous serons à plus de trente mille. Nous avons commencé à combler beaucoup de ces retards dans ces domaines : pour la petite enfance, pour l’ambition culturelle, pour le développement urbain, pour lutter contre la pollution et avoir une ville moderne qui se préoccupe de la santé de ses habitants et aussi de la modernité, de la liberté, de la diversité de l’offre pour se déplacer dans une agglomération urbaine du XXIe siècle.

 Vous avez – nous avons – rattrapé un certain nombre de retards. Mais il y a encore beaucoup de souffrances à Paris, beaucoup de difficultés pour se loger. Il faut encore moderniser le service public, amplifier cette dynamique. Et puis je vous le dit franchement, je ne suis pas candidat pour prolonger le mandat que j’exerce actuellement et que j’exercerai jusqu’au bout. Je suis candidat pour une nouvelle dynamique démocratique, sociale, culturelle, urbaine, économique, pour les parisiens eux-mêmes. J’ai envie de construire avec vous, sur la base de ce que nous avons fait ensemble. J’ai envie de construire quelque chose de neuf, quelque chose de cohérent avec le passé mais qui se projette complètement dans les temps qui viennent, dans 2008-2014. J’ai donc besoin de vous. Même si vous ne votez jamais pour moi, j’ai besoin de toutes les opinions de Paris, j’ai besoin de toutes les expériences, des souffrances, des insolences, j’ai besoins de la vitalité, de notre créativité collective. Ce site notamment va y contribuer, parce que je souhaite que vous vous y exprimiez. Je vais vous écouter, tout ne sera pas agréable à apprendre, mais j’ai envie que vous me donniez votre sentiment.

 J’ai aussi envie que vous proposiez, j’ai même envie que vous débattiez entre vous. Il m’est arrivé dans les comptes rendus de mandats, que j’ai fait chaque année dans les arrondissements, de constater que l’expression réelle, sincère des citoyens montrait combien l’intérêt général est très difficile à définir, surtout quand il y a des raisonnements extrêmement estimables mais qui se contredisent, des citoyens eux-mêmes. Nous avons besoins de confronter nos vécus, notre créativité, mais aussi nos rêves, nos aspirations pour le Paris que nous voulons vivre ensemble. Dans ces six mois de débat, vous allez jouer le rôle que vous voulez. Je vous propose, sans que cela ne vous engage en quelque manière que ce soit pour le vote de mars prochain, de faire avec moi et avec l’équipe qui m’entoure le dessin du Paris que nous aimons, du Paris pour lequel nous avons de l’ambition, mais pour lequel aussi, nous voulons agir concrètement avec aussi un certain sens de la gestion.

Je voudrais vous dire aussi que dans cette nouvelle perspective, je souhaite rassembler des femmes et des hommes qui représentent vraiment Paris. Je suis très fier de l’équipe que j’ai animée pendant bientôt sept ans. Des femmes, des hommes, généreux, désintéressés, bosseurs, qui ont vraiment collectivement essayé de servir Paris et je crois avec des résultats tout à fait honorables, mais aussi des insuffisances. Je veux enrichir cette équipe, je veux que l’équipe qui dirigera Paris de 2008 à 2014 ait une certaine culture démocratique et une certaine manière de faire de la politique, qu’elle ait un certain rapport aux valeurs de Paris. Ces valeurs qui font que cette ville est aimée dans le monde, quand elle partage, quand elle aime le beau, quand elle est généreuse. Qu’elle est détestée quand elle est arrogante, quand elle est prétentieuse. Mais elle est passionnante et j'ai pu le mesurer pendant ces sept ans où nous avons repris notre place dans les réseaux des villes du monde, où nous avons humblement partagé les expériences, mais aussi inventé avec les villes d’Europe, d’Asie, d’Amérique du nord, d’Afrique - nos amis africains avec qui nous avons beaucoup entrepris. Je peux vous le dire, on vous aime dans le monde. On vous aime quand vous partagez et que vous savez que nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Nous sommes Paris, cette ville dont Victor Hugo disait que le genre humain a des droits sur elle.

 J’ai envie aussi, que l’équipe qui fera Paris de 2008 à 2014 représente cette diversité d’origine, de culture, d’inventivité, de passion. Que ce soit une équipe où il y ait des européens, des femmes et des hommes qui représentent la richesse de Paris sur le plan économique, culturel social, démocratique, sportif... Bref, j’ai envie que Paris soit Paris. Paris qui a tissé des relations avec ses voisins totalement nouvelles : maintenant on finance des tramways dans des villes voisines, on aménage des zones avec nos voisins de Seine Saint Denis, dans le Val de Marne, dans les Hauts de Seine, et je devrais citer tous les départements de l’Ile de France. Il faut encore franchir une étape pour que Paris, qui dans tous les domaines est plus grand que nous, soit vraiment la ville qui reçoit le meilleur de nos convictions, de notre énergie, de notre générosité et, peut-être plus que tout, de notre envie d’être fier de Paris.  

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : PS
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Mardi 26 juin 2007

lundi 25 juin 2007 

 Communiqué : Europe – Henri Emmanuelli

 "Mini-traité" : un simulacre inacceptable

Je ne sais pas de quoi se félicite le Président de la république française, sinon d’avoir obtenu de ses partenaires le moyen de s’asseoir sur le vote des citoyennes et des citoyens de son propre pays. Ce mini-traité n’est en effet acceptable ni sur le fond ni sur la forme.  

Sur la forme, substituer au vote légitime des français une ratification parlementaire ne relève pas de l’exploit mais de la falsification. Si, comme il le prétend, ce mini-traité est un exploit, Mr Sarkozy doit le soumettre au suffrage universel. On ne peut se prévaloir de ce dernier à tout bout de champ et commencer sa présidence en le mettant en quarantaine.  

Sur le fond, excepté quelques habiletés qui ne trompent personne, rien ne bouge. L’objectif affiché de la « concurrence non faussée » a été gommé, mais les mécanismes de sa mise en œuvre demeurent dans leur intégrité. Tous les chefs d’état, comme les membres de la Commission, précisent que rien n’est changé : on enlève l’étiquette, mais on conserve la marchandise. 

Le social reste totalement absent, et rien n’avance sur le vote à la majorité qualifiée sur la fiscalité : les paradis fiscaux continueront à bien se porter, et rien ne viendra affecter le mécanisme des délocalisations intra-européennes dont nos salariés de l’industrie font les frais.  

Sur le terrain de la démocratie - l’impasse de l’Europe actuelle qui en explique beaucoup d’autres - on recule. La composition de la commission permettra une situation où les plus grands pays seront absents et le principe démocratique de base qui veut qu’un être humain en vaille un autre, restera lettre morte. La perspective d’une véritable construction politique européenne s’éloigne et la politique monétaire, archaïque et dogmatique, restera ce qu’elle est au détriment de la croissance européenne.  

Sauf à renier un certain nombre des principes fondamentaux qui constituent leur identité, les socialistes ne sauraient prêter leur voix à ce simulacre qui consiste à imposer aux françaises et aux français ce qu’ils ont, en conscience et au terme d’un long débat, clairement rejeté  

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : NPS
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AGENDAS

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