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Dimanche 4 novembre 2007

Bonjour la Corse, adieu Grenelle!  

 

 Quel était l’objectif de la petite balade en Corse du Président de la République et de ses valets. Qui mieux que notre petit Nicolas pour nous donner la réponse : « Ce Conseil des Ministre à Ajaccio est un symbole et la politique se fait aussi avec des symboles." Populisme ont le savait déjà !!! 

Tout est dans la symbolique, beau symbole effectivement après le battage médiatique du "Grenelle" de l’environnement, double symbole avec l'augmentation de 140% de son salaire le même jour ! Qui paie le coût exorbitant des symboles si chers à notre président dans un pays en cours de désindustrialisation, qui connaît 7 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, la paupérisation de plus en plus grande de notre jeunesse? Jusqu'à où ira l’indécence du petit Bonaparte ? 

Ce déplacement dans l’île n’a entraîné pour bon nombre d’habitants et d’élus de l’Ile que des  désagréments et beaucoup s’interrogent. 

- Déplacement onéreux tout d’abord car outre le déplacement et l’hébergement de la cour présidentielle, se sont 1 500 policiers et gendarmes qui ont été déployés. Un responsable de la sécurité à la préfecture de Haute-Corse assure n'avoir "jamais connu un dispositif de cette ampleur à l'occasion d'une visite ministérielle". C’est en effet, quinze unités mobiles de CRS et de gendarmes qui sont arrivées et qu’il a fallu loger en Corse, ainsi qu'une trentaine de motards, sans compter les équipes du RAID et du GIGN, unités d'élite chargées de la protection du chef de l'Etat. Il faut ajouter à ce dispositif impressionnant les quelques 1 800 policiers et gendarmes déjà en poste dans l’île. Ainsi, pour la Corse, tout a été multiplié. Rapporté aux 50 000 habitants d'Ajaccio, le nombre de forces de l'ordre présentes équivaut à un policier ou gendarme pour 35 habitants. Du jamais-vu. 

Je trouve personnellement qu’un tel déploiement de force de l’ordre est un manque de confiance, voire une insulte aux Corses car lors du premier conseil décentralisé à Strasbourg un tel dispositif n’avait pas été mis en place, seules deux ou trois unités mobiles en plus des forces de sécurité des deux départements avaient été mobilisées. La Corse est elle à ce point un territoire à haut risque, pourtant nous dit on elle fait partie de la République, alors pourquoi un traitement différent? Monsieur Sarkozy a-t-il peur des nationalistes ? 

- Après les belles annonces du Grenelle de l’environnement le déplacement en Corse à également un coût écologique car très polluant : 2 000 tonnes d'équivalent CO2 pour les rotations supplémentaires d'avions rendues nécessaires. 

Enfin ce déplacement a entraîné une paralysie de la ville d’ajaccio. Cet état de fait a été retracé avec humour dans un journal local dont voici un petit extrait « ROUTE FERMEE POUR LE JOGGING PRESIDENTIEL ! Comme à Paris, sous un ciel gris et pluvieux, le chef de l'Etat et le Premier Ministre ont fait leur jogging, hier en début de matinée, près de leur hôtel à Porticcio. Pour la circonstance, la circulation et le stationnement ont été interdits du rond-point de Benista au Maquis..."

En contre partie de tous ces désagréments on doit se demander quel est le bénéfice pour l’Île et ses habitants. 

A la lecture du discours de Sarkozy prononcé devant les élus de la collectivité territoriale on ne voit pas, mais peut être qu’il faut mieux chercher pour trouver le symbole. On reste un peu sur notre faim, rien de nouveau, rien de différents par rapport au déplacement de fin août. 28 ème déplacement dans l’île et rien à annoncer alors que l’île aurait besoin d’une aide importante à son développement économique. Si j’oubliais une grande nouvelle « Easy Jet en Corse », sûrement un symbole. 

Ce déplacement, alors que Sarkozy pense déjà au prochain vraisemblablement dans un département d’Outre – Mer, doit nous interroger sur l’utilité d’une telle initiative : Conseil des ministres ou "la croisière s'amuse"?

 

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : coup de COLERE
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Mercredi 3 octobre 2007

 

  

 

    

    

 

  

 http://www.touchepasamonadn.com

 

 

 

 

 

Pétition contre les tests ADN

En instaurant des tests ADN pour trouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.

Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats un consensus précieux dans un champ " la génétique "qui ne peut être durablement dynamique en matière de recherche que sur la base de ce consensus qui éloignait du domaine du possible des utilisations de la génétique potentiellement contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

 

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs. Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : Actions militantes
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Mardi 2 octobre 2007

10+1 questions à Liêm Hoang Ngoc sur la dette, un livre à contre courant de la pensée dominante

 

Elle s’est invitée dans les débats des dernières campagnes électorales. Elle en était même la vedette. La « dette » est dans toutes les bouches, dans toutes les têtes, dans tous les discours. Elle est devenue l’alibi de toutes les politiques de rigueur et elle justifie la réforme de l’Etat prônée par Sarkozy. 
 On nous la fait porter comme une honte, comme un mauvais coup pour les générations à venir, le mauvais cadeau des anciens aux plus jeunes, un poids pour les générations futures. 
 On nous la présente comme le fléau de la société française. On nous fait croire que la France est la mauvaise élève de la classe. 
 Le livre de Liem nous décomplexe face à cette problématique. Liem Hoang Ngoc avec un regard éclairé, répond à 10+1 questions et permet de rétablir certaines vérités sur la dette

 Notamment

- Pourquoi une telle augmentation de la dette en 30 ans,

- Sommes-nous les plus mauvais élèves de la classe mondiale ?

- À qui profite la dette publique ?

- L’État est-il trop ou mauvais dépensier ?

- Existe-t-il de bons et de mauvais déficits ?

- Les économistes sont-ils tous d’accord au sujet de la dette ?

- Faut-il augmenter, stabiliser ou réduire les prélèvements obligatoires ? 

- Faut-il réformer le financement de l’assurance maladie et des retraites ?

- Faut-il durcir ou assouplir le pacte de stabilité ?

- Comment amener la France à tirer parti de l’économie de la connaissance pour améliorer sa compétitivité, produire et exporter davantage ?

Liêm a également une vraie réflexion sur les réformes actuelles de Sarkozy et il ose relancer le débat européen (ouf, il était temps). 

Pour terminer, il nous éclaire sur les débouchés politiques d’une pensée de gauche « décomplexée »  

 

 

  

 

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : A LIRE
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Mardi 2 octobre 2007

 

 

 

Un Plan piscines pour l’Ile-de-France : un engagement fort de la gauche aux élections régionales de 2004

 

 

 

 

C’est chose faite depuis le 28 septembre, l’Ile de France a son plan piscine qui vise à soutenir la construction ou la rénovation de piscines en Ile-de-France.

 

En effet, la Région Ile-de -France a lancé l’an dernier une vaste étude sur l’état des piscines en Ile-de-France et les besoins des franciliens en matière d’équipements aquatiques.

 

Le constat :

 

Il manque 90 000 m2 de surface d’eau en Ile-de-France et ce sont les départements de Paris, de la Seine-et -Marne et de la Seine-Saint -Denis qui sont les moins bien lotis (le département le mieux équipé étant les Hauts-de-Seine).

 

Car, si l’on recense 400 piscines publiques et privées en Ile-de-France, les ratios reconnus laissent apparaîtrent qu’il faudrait plus de 100 équipements supplémentaires pour mieux répondre aux besoins des franciliens (tant du point de vue loisirs, que scolaire ou encore sportif).

 

De plus, sur les 400 piscines recensées, 150 ont besoin de recourir à de grands travaux de rénovation (86% des piscines franciliennes ayant plus de 20 ans).

 

Si la Région aidait déjà à la rénovation de piscines publiques dans le cadre de contrats régionaux ou territoriaux, il est temps, vu ce constat alarmant, de passer à la vitesse supérieure. C’est pourquoi la région lance un plan piscines régional d’envergure afin d’aider les communes ou communautés de communes à rénover leurs équipements.

 

La Région subventionnera entre 10 et 35% les projets répondant à des pré - requis régionaux spécifiques :

 

- le projet de construction ou de rénovation devra être Haute Qualité Environnemental (gestion de l’énergie et de l’eau notamment),

 

- la pleine accessibilité des personnes en situation de handicap est obligatoire de par la loi, mais la Région souhaite soutenir des projets qui vont plus loin, avec des accès par rampe jusqu’au plan d’eau de faible profondeur par exemple,

 

- le projet doit comprendre 2 bassins capables d’accueillir des publics différents sur des tranches horaires identiques (l’objectif étant de ne plus fermer la piscine quand elle est réservée aux scolaires et de permettre aux personnes souhaitant « faire des longueurs » et ceux qui souhaitent jouer de cohabiter dans un même équipement). Le projet devra donc prévoir un bassin de nage d’une longueur de 25 ou 50 mètres et un bassin éducatif d’une profondeur d’environ 1,30 mètre,

 

-      la réalisation d’une étude préalable par le maître d’ouvrage, en concertation avec les structures associatives et scolaires locales, pour une étude technique de faisabilité et une analyse de la gestion ultérieure de la piscine en termes de créneaux horaires, de tarifs,…

L’aide financière régionale sera, pour un projet de base subventionné à 10%, de 300.000 € pour un projet de rénovation simple, de 800.000 € pour un projet de construction ou de rénovation–extension.

 

Ensuite, ce taux peut être majoré jusqu’à 35% selon des critères de carence d’équipements aquatiques dans le territoire concerné pour les scolaires ou le grand public, de potentiel financier de la collectivité portant le projet, de projet porté en intercommunalité… (soit jusqu’à 1,050 M€ pour les projets de rénovations simples, et jusqu’à 2,8 M€ pour les projets de construction ou de rénovation-extension).

 

De plus, la Région subventionnera à hauteur de 50% les études préalables obligatoires demandées aux maîtres d’ouvrage (soit entre 50 000 et 140 000 euros).

 

 

 

 

 

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : conseil regional
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Mardi 2 octobre 2007

La Région et ses territoires : 

Un nouveau « Pacte » 

pour l’emploi, la formation et le développement économique  

 

Le dispositif régional « Pacte »  vise à concevoir et à soutenir, sur un territoire, un programme partenarial de développement associant formation, accès à l’emploi, développement économique. Avec application prioritaire dans les quartiers. Le pacte vise : 

- un cadre d’intervention coordonnée des multiples acteurs de l’économie, de l’emploi et de la formation pour favoriser les échanges 

-  un partenariat respectant l’autonomie des acteurs locaux 

- un soutien à la lutte contre les inégalités sociales et territoriales

 

Pour cela, la Région souhaite :

 

§                Contractualiser avec des EPCI en mettant à disposition des territoires, l’ensemble des outils de la Région pour l’emploi, la formation et le développement économique.

 

§                Financer : un diagnostic partagé si nécessaire, un poste de développeur pour l’animation du Pacte, et le plan d’action à l’aide des nouveaux dispositifs Emploi et Quartiers. Des expérimentations pourront aussi être aidées.

 

Cette nouvelle politique se décline en 4 mesures pour l’investissement et le développement économique dans les quartiers franciliens en difficulté et 4  mesures en faveur de l’emploi :

 

§                  Les quartiers ont la volonté d'entreprendre, la Région les aide à réaliser leurs projets

 

1.             Mise en place d’un dispositif de proximité pour informer et sensibiliser à la création d’entreprise :

 

     Les Franciliens habitants des quartiers vont disposer de points d'information de proximité sur la création d'entreprise

 

la Région crée un nouveau métier, "agent de sensibilisation" : ces agents vont aller sur le terrain, dans les écoles, les associations, les PME pour expliquer ce qu'est la création d'entreprise, comment s’y prendre et quelles sont les techniques pour mettre toutes les chances de réussite de son côté.

 

2.             Création d’une « école régionale de projets » :

 

Si vous avez une idée, même imprécise, de création d'entreprise ou simplement un désir de création, la Région vous propose des formations et des accompagnements pour préciser et construire votre projet et accéder aux aides régionales.

 

3.             Plus de commerces dans les quartiers :

 

Si vous êtes commerçant, artisan, responsable d'association, la Région peut financer des opérations de dynamisation commerciale dans votre quartier.

 

4.             Création d’un fond de substitution aux dépôts de cautions des créateurs locataires : Créateur d'entreprise, si vous devez déposer un chèque de caution pour louer un local, la Région vous propose un prêt qui étalera cette charge dans le temps.

 

§                  Pour sécuriser les parcours professionnels, la Région   accompagne les demandeurs d’emploi et les entreprises

 

1.           Passerelles Entreprises : Des entreprises de votre territoire rencontrent des difficultés de recrutement ? La Région et ses partenaires locaux (MDE, PLIE, Missions Locales, ANPE…) vous accompagnent dans votre démarche en organisant la formation de vos futurs salariés.

 

2.           Dynamicadres : Vous êtes cadres ou techniciens expérimentés et  recherchez  un nouvel emploi, la Région vous propose un accompagnement personnalisé vers l’emploi concrétisé par une mission en entreprise pour réussir votre prise de poste.

 

3.           Plateforme de Ressources Humaines : Maisons de l’Emploi, Structures associatives spécialistes de l’emploi ou du développement économiques… vous souhaitez développer l’appui et l’accompagnement des Très Petites et Petites Entreprises dans la gestion de leurs ressources humaines (information, recrutement, intégration, GPEC…)? La Région propose de soutenir votre projet par son dispositif « plateforme de Ressources Humaines ».

 

4.           Groupements d’employeurs : Vous avez le projet de créer un groupement d’employeur, la Région soutient votre projet par une aide financière au démarrage. Vous êtes un groupement d’employeur, la Région accompagne votre développement par un soutien financier de vos nouveaux projets et une aide à la formation de vos salariés.

par Marie-José RAYMOND-ROSSI publié dans : conseil regional
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